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La salle de shoot de Liège a accueilli 14 toxicomanes lors de son ouverture

Quatorze personnes se sont présentées mercredi, jour d'ouverture, à la salle de consommation à moindres risques pour usagers toxicomanes "Saf ti", a-t-on appris mercredi en fin de journée au cabinet du bourgmestre de la ville de Liège, Willy Demeyer.

Après un week-end d'ouverture au grand public au cours duquel les riverains ont pu découvrir les dispositifs mis en place, la salle de consommation à moindres risques pour usagers toxicomanes a ouvert ses portes mercredi dans les locaux ayant accueilli il y a quelques années l'expérience pilote Tadam (traitement assisté par héroïne), rue Florimont, dans le quartier Cathédrale nord. Les policiers attachés au commissariat de police voisin ont également visité les lieux ainsi que les membres d'une ASBL bruxelloise active auprès de toxicomanes. En effet, la possibilité d'ouvrir une telle salle est à l'étude dans la capitale.

Sur une plage horaire de quatre heures, 14 usagers se sont présentés à la salle de consommation. "Sept pour injecteur et sept pour inhalateur. Les réactions sont positives et tout s'est bien déroulé", a-t-on précisé au cabinet du bourgmestre de Liège.

La salle a pour objectif de réduire les nuisances liées à la toxicomanie de rue, véritable fléau à Liège. Elle sera ouverte tous les jours. Selon les estimations, quelque 300 personnes toxicomanes sont susceptibles de s'y présenter. Un périmètre au sein duquel tout acte de consommation et de deal est interdit a été établi aux alentours. Le cannabis, le tabac et l'alcool sont par ailleurs interdits au sein de la salle.

Le lieu dispose de 12 places d'inhalation et huit places pour injecteur. Les usagers y sont encadrés par du personnel ayant suivi une formation spécifique.

  1. Les travailleurs qui travaillent par obligation sont deux fois plus souvent absents

    Les travail­leurs qui travail­lent par obligation sont deux fois plus souvent absents

    Pas moins d'un travailleur sur cinq qui travaille par obligation est absent au moins 21 jours pour cause de maladie ou d'accident domestique. Parmi ceux qui choisissent délibérément de travailler, ils ne sont qu'un sur dix, ressort-il d'une étude menée par l'entreprise spécialisée en ressources humaines Securex. De plus, les travailleurs qui travaillent parce qu'ils le doivent se portent presque deux fois plus souvent malades sans l'être vraiment (17 % contre 10 %). Ils courent également plus de risques de burn-out.