Geert Meyfroidt
Plein écran
Geert Meyfroidt © VTM Nieuws

“La semaine de vérité” pour les soins intensifs

“Je pense que cela va être la semaine de vérité. Mais c’est un marathon et pas un sprint, donc on devra rester vigilant à tout moment. Et il y aura d’autres semaines de vérité, mais celle-ci est l’une des plus importantes”, a estimé Geert Meyfroidt, président de l’association belge de médecine intensive, sur les ondes de Radio 1.

Pour quand est le pic? C’est la question que tout le monde se pose en Belgique devant la courbe des contaminations et hospitalisations. “C’est très compliqué. Sur l’ensemble de la Belgique, on constate que la courbe s'aplatit un peu, qu’elle grimpe plus lentement. Cela donne de l’espoir mais ce n’est pas une certitude. Pour le même prix, ça rebondit dans l’autre sens. Mais les modèles de prédiction les plus fiables avancent toujours un pic début avril. C’est pour cela que la semaine à venir est cruciale, aussi pour voir si nous devons une nouvelle fois augmenter notre capacité”, résume dans l’émission flamande “De Ochtend” Geert Meyfroidt, lui-même médecin à l’hôpital universitaire de Louvain.

Pour le moment, plus de 4.000 patients atteints par le coronavirus sont à l’hôpital. Parmi eux, 867 sont en soins intensifs. “Partout en Belgique, il y a encore assez de place”, rassure le spécialiste. “Mais de manière disproportionnée: dans certaines régions où il y a des pics de l’épidémie, les hôpitaux sont surchargés”, nuance-t-il. Le Limbourg en est un exemple criant. “La province est dépassée, et les hôpitaux commencent à envoyer des patients à Diest, Tirlemont et Louvain. C’est pour cela que Louvain a eu beaucoup de travail et qu’elle a enregistré une soudaine forte augmentation”, précise-t-il encore.