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La source du foyer de légionellose identifiée et a priori inactive

MISE A JOURLes tours de refroidissement qui sont très probablement à l’origine du foyer de légionellose dans la zone du canal à Gand, selon les analyses en laboratoire effectuées, ont a priori été désinfectées, a indiqué mercredi l’agence flamande de la santé Zorg en Gezondheid lors d’un point presse. Le nom de l’entreprise incriminée n’a pas été dévoilé. La bactérie a fait 32 victimes, dont deux sont décédées.

Les recherches génétiques ont montré qu’il y avait une correspondance entre le type de Legionella pneumophila retrouvé dans l’échantillon et au moins cinq patients. Un “argument scientifique très sûr pour justifier que ces cinq patients sont tombés malades en raison d’une infection aux germes Legionella de la tour de refroidissement de cette société”, a confirmé l’agence flamande.

L’entreprise en question a procédé à une série de désinfections depuis le 15 mai. Le risque d’infection est dès lors sous contrôle mais la société est tout de même constamment sous surveillance, jusqu’à dix-neuf jours après l’apparition du dernier patient infecté. Le temps d’incubation de la bactérie est en effet de 19 jours.

Une deuxième entreprise incriminée?

Au total, des échantillons ont été prélevés dans 17 entreprises. Sur deux sites, la concentration en légionelles pneumophila était considérée comme élevée.

Si les résultats en laboratoire ont démontré qu’une seule entreprise était responsable, la piste d’une deuxième société incriminée n’est toutefois pas exclue. Mais l’agence flamande, qui se dit “optimiste”, affirme à nouveau que depuis le 21 mai, aucun nouveau symptôme de la maladie n’est survenu, sur la base des personnes qui se sont signalées.

Le bourgmestre d’Evergem monte au créneau

Le bourgmestre d’Evergem regrette que le nom de l’entreprise qui est très probablement à l’origine du foyer de légionellose qui sévit depuis le 10 mai dans la zone du canal à Gand, ne puisse pas être dévoilé. Les analyses en laboratoire de l’agence flamande de la santé Zorg en Gezondheid mettent en cause une seule tour de refroidissement. Mais en raison de l’enquête judiciaire en cours, les victimes - deux personnes sont décédées - ne sont pas informées de l’origine. “Cela pose un problème de conscience”, estime Joeri De Maertelaere.

Le maïeur a dès lors lancé un appel à l’entreprise en question, qui elle a été informée par l’agence. “Nos citoyens ont le droit de connaître la source. Nous voulons demander à l’entreprise qu’elle communique activement. Nous ne devons pas attendre que le juge d’instruction mène son enquête.”