Plein écran
© Photo News

La Ville de Fleurus interdit la reprise des cours sur son territoire

Dans le cadre de la phase de déconfinement, une réouverture partielle et progressive des écoles est prévue pour le 18 mai prochain en Belgique. Cette mesure édictée par le gouvernement fédéral fait débat. De nombreux parents ne souhaitent pas remettre leurs enfants dans les classes.

La Ville de Fleurus interdit la reprise des cours dans ses écoles communales. Elle en a tiré ses conclusions après avoir échangé avec les acteurs du terrain: “Les directions d’écoles, le Service Interne de Prévention et de Protection au Travail (SIPPT) et le Département de Planification d’Urgence ont fait un état des lieux des ressources matérielles et humaines disponibles pour une éventuelle reprise des cours le 18 mai 2020.”

Raisons

Plusieurs éléments étayent cette décision et les autorités communales en ont fait part dans un communiqué de presse:

• “La reprise des activités d’enseignement pour les élèves concernés et l’organisation des garderies sont difficilement conciliables dans de bonnes conditions sanitaires et dans le strict respect des règles de sécurité édictées par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB);

• Au sein de nos structures, la coordination de ces deux types d’activités ne permet pas de garantir la sécurité optimale des élèves, des enseignants et du personnel d’entretien;

• Suivant les contacts pris avec la plupart des parents, peu d’entre eux sont enclins à déposer leurs enfants pour la reprise des cours dans le cadre défini par la FWB;

• En assurant une reprise des cours le 18 mai, dans le cadre défini par la Fédération Wallonie-Bruxelles, il y aurait une rupture d’égalité, sur les plans pédagogique et humain, entre les enfants qui sont invités à reprendre l’école, ceux qui sont laissés à la maison et ceux dont les parents n’entendent pas les remettre en milieu scolaire;

• Certains parents devront reprendre leurs activités professionnelles, les écoles s’attendent dès lors à une augmentation de la fréquentation des garderies.

• Par ailleurs, l’ensemble des acteurs ont pris également en considération le potentiel impact émotionnel pour les enfants qu’impliquerait un retour en classe dans des conditions très particulières qui ne reflètent pas l’image que nous souhaitons donner de l’école (limite du nombre d’enfants, distance physique, interdiction de jeux en commun, interdiction de repas à la même table, etc.).”

“Cette décision a été prise dans un souci de privilégier les dimensions pédagogique et humaine de l’enseignement et de préserver l’égalité entre les élèves fréquentant les classes de maternelles et de primaires” ajoute le communiqué de presse.

Solutions alternatives

Néanmoins, tous les élèves pourront bénéficier d’un accompagnement pédagogique par le biais des moyens disponibles et notamment technologiques (mises à disposition de travail à domicile, utilisation des outils tels que Dojo, réseaux sociaux et groupes fermés, ...).

Un bilan individualisé sera également élaboré par les enseignants pour chaque enfant précisant les compétences acquises et les difficultés identifiées, les points d’attention et les conseils pour la suite du parcours scolaire. Ce document sera remis à l’enfant en présence de ses parents lors d’un entretien à cet effet sur rendez-vous et selon des modalités communiquées prochainement par les directions.

Pour le reste, les garderies sont maintenues et seront organisées pour tous les élèves, sur base d’une inscription préalable auprès du Directeur de l’école concernée.

Retrouvez, ici, toute l’actualité de Charleroi et de sa région.

  1. Une réponse au plus tard le 3 juin pour les stages sportifs
    Coronavirus

    Une réponse au plus tard le 3 juin pour les stages sportifs

    L'annonce des entités fédérées et du fédéral vendredi, ouvrant la possibilité d'organiser camps scouts, stages et activités récréatives pour enfants et jeunes durant les vacances d'été, a dû soulager de nombreux parents, dans un contexte de déconfinement progressif. Rapidement, des questions se posaient cependant sur les stages et activités purement sportifs, qui ne sont pas couverts par la communication de vendredi. Une décision et une communication à ce sujet devraient intervenir au plus tard le 3 juin, a-t-on appris dimanche.
  1. “Les dos tournés et les kayaks risquent de suivre Sophie Wilmès”

    “Les dos tournés et les kayaks risquent de suivre Sophie Wilmès”

    Des dos tournés et des images qui voyagent. L’action symbolique menée par le personnel soignant du CHU Saint-Pierre le 16 mai dernier a été relayée par de nombreux médias étrangers et a trouvé écho jusqu’au Japon. Une haie de déshonneur susceptible d'écorner l’image de Sophie Wilmès? “Sur la scène internationale cela ne devrait pas avoir d’effet majeur”, considère Sandrine Roginsky, professeure en communication politique à l’UCLouvain. “Mais chez nous, cela risque de la suivre, au même titre que l'épisode des kayaks.”
  2. Saisie de 2 millions d'euros lors d'une enquête sur un trafic international de drogue en Flandre orientale

    Saisie de 2 millions d'euros lors d'une enquête sur un trafic internatio­nal de drogue en Flandre orientale

    La police judiciaire fédérale (PJF) a indiqué samedi avoir mis la main sur plus de 2 millions d'euros en espèces lors de perquisitions menées dans le cadre d'une enquête relative à un trafic international de drogue en Flandre orientale. Les forces de l'ordre ont également découvert des bijoux et plus de 130 véhicules. Cinq suspects ont été arrêtés en Belgique, trois aux Pays-Bas. Le gang est soupçonné d'avoir importé en Belgique de grandes quantités de cocaïne en provenance d'Amérique du Sud pendant plusieurs années.