Le CD&V dit “clairement non" à une coalition sans la N-VA

Koen Geens, vice-Premier du gouvernement en affaires courantes et ministre de la Justice démissionnaire, a répété mardi matin au micro de La Première que son parti, le CD&V, n'envisage pas, dans l'état actuel des choses, la possibilité d'aller vers un gouvernement fédéral qui serait minoritaire côté flamand, soit sans la N-VA. 

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Jan Jambon (N-VA) et Koen Geens (CD&V) © BELGA

Les autres partis flamands sont-ils trop faibles pour "y aller" sans la N-VA? "Je pense que oui", répond-il, au lendemain du rapport final au Roi des informateurs Didier Reynders et Johan Vande Lanotte. On attend mardi l'annonce par le souverain d'un duo PS - N-VA chargé de déminer le terrain en vue de véritables négociations pour la formation d'un exécutif fédéral. 

Rudy Demotte et Geert Bourgeois pressentis

Des deux prochains "préformateurs" ou médiateurs, dont le Roi doit encore dévoiler les noms (Rudy Demotte et Geert Bourgeois sont pressentis), le ministre attend "qu'ils cherchent ce qui les unit, et unit les trois Régions et les communautés du pays". Le but est "que leur travail aide le prochain formateur à former un gouvernement. La mission sera compliquée". 

“C’est à eux deux d’essayer de s’en sortir”

"On aurait préféré que ce soit directement des formateurs, mais vu la situation du futur président du PS (Paul Magnette, seul candidat à l'élection des 18-19 octobre, NDLR), on a préféré attendre", observe Koen Geens, qui renvoie aux deux principaux partis du Nord et du Sud la responsabilité de trouver des points de convergence. "C'est à eux deux d'essayer de s'en sortir cette fois", constate-t-il, rappelant que son propre parti a déjà, durant les deux précédentes législatures, participé au déblocage de la situation avec l'un (PS en 2011) puis l'autre (N-VA en 2014) de ces deux acteurs. 

“Pour l’instant, c’est clairement non”

"Pour l'instant, mon parti dit clairement non (à un gouvernement minoritaire coté flamand), et on n'est pas les seuls", a encore répété le ministre, qui reste lucide: “Les chances sont minces d'avoir un gouvernement d'ici à la fin de l'année", constate-t-il. Quant à un éventuel remplacement de Charles Michel, bientôt parti à l'Europe, au poste de Premier ministre du gouvernement en affaires courantes: “On n'en a pas encore parlé", tranche celui qui est pressenti pour cette promotion temporaire. 

Groen met la pression

Meyrem Almaci, la présidente de Groen, s'exprimant dans l'émission "De Ochtend" (VRT), a de son côté estimé mardi “qu’après quatre mois, il est temps qu'on arrive à quelque chose". Au niveau fédéral, la Belgique a besoin "d'un projet 'chaud' qui stimule l'économie de telle manière qu'on ne manque pas d'opportunités comme on est en train de le faire au niveau flamand", où son parti est dans l'opposition. Tout en refusant de spéculer sur la possibilité d'un gouvernement laissant finalement la N-VA de côté, elle a précisé que son parti "reste disponible".