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Le cdH lance son processus de refondation baptisé “Il fera beau demain”

Le cdH a lancé samedi à Namur son processus de refondation programmé sur une année et destiné à "co-construire" un nouveau projet politique avec les citoyens intéressés et les militants.

Le nom de ce processus sera "Il fera beau demain", un slogan destiné à créer un "mouvement positif, à l'heure où l'esprit est souvent très morose", a affirmé le président du parti, Maxime Prévot, devant plus d'un millier de sympathisants réunis à Namur Expo.

L'exercice se veut "ouvert, rassembleur et en mouvement". 

Après 18 années d'existence du parti, qui avait pris en 2002 la succession du PSC (Parti social-chrétien), les élections de mai dernier ont fait tomber le cdH à un plus bas historique. Celle qui n'est plus aujourd'hui que la cinquième force du paysage politique francophone a donc décidé de se refonder en s'ouvrant à davantage de participation citoyenne. 

Le processus est donc aussi destiné à faire émerger une nouvelle génération, en réfléchissant au-delà des clivages classiques comme en témoigne le panel des invités du congrès: le philosophe français Luc Ferry (ex-ministre de l'Éducation sous Jacques Chirac), la porte-parole de Greenpeace Belgique et ancienne députée Ecolo Juliette Boulet, la secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté Christine Mahy, ainsi que, pour le côté entrepreneurial, Eric Domb, fondateur et président du parc animalier à succès Pairi Daiza.

Décidé à recréer des utopies là où le cdH est plutôt vu comme un parti de gestion, le futur parti-mouvement - dont le nom devra être choisi au terme du processus - devra offrir des réponses à sept domaines de "réenchantement", selon M. Prévot: l'esprit (éducation, culture, citoyenneté), le corps (sécurité, santé), le temps (équilibre travail-vie privée, déplacements), la nature (environnement, climat), la connexion (numérique, mobilité, territoire), l'initiative (emploi, entreprise, associatif) et la générosité (Sécu, vieillissement, réfugiés).

Pour structurer le processus participatif, le territoire francophone a été découpé en une septantaine de "bassins de vie". Dans chacun d'eux, un "coordinateur" est appelé à stimuler la refondation. Celle-ci s'appuie aussi sur de nouveaux outils, une application "ludique" pour favoriser le porte-à-porte et prendre le pouls de la population, une chaîne Youtube, etc.

Maxime Prévot espère lancer le nouveau mouvement au premier trimestre 2021.