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Le chef Raoni a fait quelques pas avec les jeunes manifestants. © Photo News

Le chef Raoni aux jeunes qui marchent pour le climat: “Votre combat est le nôtre”

"Votre combat est le nôtre", s'est exclamé face aux jeunes militants pour le climat le chef indigène Raoni, qui lutte depuis des décennies pour protéger la forêt amazonienne au Brésil. Il était l'invité d'honneur ce vendredi de la 19e marche pour le climat organisée par Youth For Climate, à Bruxelles.

"Je suis venu parce que je suis très préoccupé par la destruction de la forêt, des arbres et des animaux. Je viens vous demander votre soutien pour la protection de la forêt", a déclaré l'octogénaire brésilien sur l'esplanade face à la Gare centrale, d'où est parti le cortège peu avant 11h30.

"Nous sommes les mêmes que vous, nous devons penser ensemble, chercher des solutions", a-t-il ajouté, affirmant qu'au Brésil "on est en train de tuer les indigènes".

Âgé de 87 ans, Raoni Metuktire appartient au peuple Kayapo, dont la première rencontre avec des Occidentaux date de 1954. Le chef, connu dans le monde entier pour son infatigable lutte pour protéger la forêt amazonienne et sa biodiversité, parcourt l'Europe jusqu'à fin mai. Il veut convaincre les dirigeants européens que notre manière de vivre doit changer. 

Dans la foule, quelques centaines de jeunes et moins jeunes l'écoutaient religieusement, soulignant la convergence des luttes.

La pancarte de Philippe Geluck: “Un million d’espèces menacées par une espèce... de con”

Parmi les manifestants, le dessinateur Philippe Geluck brandissait une pancarte sur laquelle on pouvait lire: "Un million d'espèces menacées par une espèce... de con", faisant référence au déclin alarmant de la biodiversité, mis une nouvelle fois en évidence dans le dernier rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), publié au début du mois. 

"Les cons, c'est nous. Nous sommes la seule espèce capable d'anticiper la chute des autres et la nôtre. Nous avons la responsabilité de changer les choses", a expliqué le père du "Chat", son célèbre personnage présent sur de nombreuses pancartes ce vendredi.

Quelque 650 personnes ont participé vendredi à la 19e marche pour le climat organisée par Youth For Climate à Bruxelles, selon des chiffres actualisés de la police. Un premier bilan avait fait état de 350 participants. Le cortège, parti de la Gare centrale vers 11h30, a rejoint la Gare du Midi, où il s’est dispersé.

La dernière marche se tiendra le vendredi 24 mai, à deux jours des élections, pour coïncider avec une grève mondiale pour le climat. “Nous nous concentrerons ensuite sur nos examens et nous les réussirons”, a affirmé Anuna De Wever, figure emblématique de Youth For Climate. “Parce qu’après, il faudra revenir”, a-t-elle conclu.

“Mon village soutiendra votre village”, promet Philippe Close au chef Raoni

Le bourgmestre Philippe Close a officiellement promis au Cacique de le soutenir par le biais de cette petite phrase, sortie devant le presse réunie: “Mon village va aider votre village”.

Accompagné de deux autres membres de sa communauté, Tapy et Kaïlu, le chef Raoni a rappelé très concrètement l’importance du bornage de la zone dont il se fait le défenseur et qui est désormais connue comme la réserve du Xingu en Amazonie. “Je vous le demande, Monsieur Close, il faut le faire cette année encore”, a-t-il imploré. “De grandes fermes entourent notre réserve, il faut vite cercler ce territoire afin de le protéger des intrusions”.

“Bruxelles va, à la mesure d’une ville, soutenir la cause de la préservation de l’Amazonie”, a promis le bourgmestre de Bruxelles sans détailler plus avant la forme et l’ampleur de cette aide.

“Ils sont en train de tout détruire”, a assuré Raoni. “Je veux récupérer cette zone depuis toujours, mon père y est enterré. Je ne veux plus de barrage, ni qu’on tire l’or de la terre, ni qu’on coupe les arbres et qu’on les sorte du territoire. Les arbres protègent et gardent la terre fraîche. Et d’autres tribus souffrent aussi”, a encore dit le chef.

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Philippe Close et le chef Raoni. © BELGA
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