Le "gang des poussettes" devant la justice

L'affaire dite du "gang des poussettes" a fait l'objet d'une instruction d'audience ce lundi au tribunal correctionnel de Namur. Dix-huit des 25 prévenus comparaissaient, dont une majorité de femmes. Nadia H., tête pensante du groupe, proposait à des jeunes de voler en échange du gîte et du couvert. Souffrant d'un cancer, elle n’était pas présente.

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Illustration © Thinkstock

En 2013 et 2014, la région namuroise a connu une vague de vols à l'étalage, dont le modus operandi était à chaque fois le même: plusieurs jeunes femmes entraient dans des magasins avec une poussette. Elles faisaient du repérage, dissimulaient des marchandises dans la poussette puis tentaient de s'éclipser en douce. Si la situation dégénérait, un de leurs compagnons s'interposait entre les voleuses et le personnel du magasin. 

Butin d’une dizaine de milliers d’euros

L'arrestation de trois membres de la bande - des membres d'une même famille et des amis - mettra un coup d'arrêt à leurs agissements, alors que leur butin s'élevait à une dizaine de milliers d'euros.

Vêtements, consoles, jouets... 

Pendant près de deux heures, le juge Henrion a questionné les prévenus au sujet des préventions qui leur sont imputées : vols à l'étalage ou avec violence, recel, pour la plupart. Manque de mémoire ou mauvaise volonté, dans la plupart des cas, les prévenus ne savaient plus exactement à quels vols ils avaient participé. Outre de la nourriture (jusqu'à 500 euros lors de certains vols), leur butin se constituait de vêtements, de lecteurs MP3, de consoles et de jeux, de sacs à main, de jouets, de cosmétiques, etc.

Les parties civiles (Delhaize et Trafic, mais aussi les zones de police de Bruxelles et Namur dont des agents ont été outragés et menacés) et le parquet s'exprimeront le 2 mars.

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