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Le gérant d'une brasserie de Nieuport interdit les enfants dans son établissement

Un message sur les réseaux sociaux a provoqué pas mal de remous au nord du pays. En cause, une brasserie située sur la digue de Nieuport qui refuse les enfants dans son établissement. Contactée par HLN, le gérant assume totalement cette décision.

"Avant, les enfants étaient sages. Ils venaient au restaurant avec un livre de coloriage et se taisaient parce que les adultes parlaient. Mais les temps ont énormément changé", indique Noël Brossé de la Brasserie Sir Charles.

Fin août, il a en effet décidé de prendre une décision radicale en interdisant l'entrée aux enfants. Il l'a d'ailleurs fièrement affiché sur un panneau à l'extérieur où on peut lire "Adult only".

"J'en avais vraiment marre", poursuit-il. "Je me faisais insulter deux à trois fois par jour parce que je demandais gentiment de ne pas sauter avec des chaussures sales sur mes chaises ou de ne pas couper les coussins avec des couteaux. J'ai acheté des nouvelles chaises à 420 euros la pièce et pour être honnête, ce n'est pas la glace et le coca qui vont me permettre de récupérer l'argent. C'est déjà arrivé à quatre reprises d'être agressé parce que j'ai demandé à ces enfants d'être un peu respectueux. En plus, les enfants sont si bruyants qu'ils font fuir ma clientèle. Je vise un public plus âgé et ils m'apportent beaucoup plus que ces enfants."

"Ne me comprenez pas mal: ce n'est pas la faute des enfants. Ils sont parfois très bruyants, mais les parents ne font plus attention à eux et sont toujours occupés avec leur smartphone. Des familles se baladent toute la journée sur la digue et leurs enfants sont crevés. C'est normal qu'ils deviennent difficiles au restaurant. Mais ce n'est pas pour ça que je dois l'accepter. Je ne comprends pas toute cette agitation car personne n'est obligé de venir ici. Beaucoup m'ont déjà dit qu'ils venaient à Sir Charles pour la tranquilité."

Pour l'organisation Horeca Vlaanderen, cette pratique est discutable mais certainement pas interdite. "Il faut respecter la liberté de l'entrepreneur", indique Matthias De Caluwe, le président de l'organisation. "Chacun a la liberté de faire comme il l'entend pour répondre pour que son commerce fonctionne le mieux possible. Il devra vivre avec les conséquences de cette décision."

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C'est une publication sur Facebook qui a déclenché la polémique. © Capture d'écran