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Le grand-père de Laurette Onkelinx, un collabo?

Alors que la socialiste affirme haut et fort que la collaboration est "inexcusable", l'émission "Terzake" de la VRT vient de jeter un pavé dans la mare en révélant que le grand-père de Laurette Onkelinx, Maurice Onkelinx, aurait été privé de ses droits civiques après la Seconde Guerre mondiale pour "relations avec l'ennemi".

Le grand-père de Laurette Onkelinx aurait-il été collaborateur durant la guerre? D'après "Terzake", Maurice Onkelinx a occupé des fonctions politiques durant la guerre. D'abord en 1941. Il est alors nommé échevin par l'occupant allemand. Il devient ensuite bourgmestre de Jeuk, petite commune limbourgeoise. Poste qu'il occupe de mai 1943 à août 1944. Emprisonné après la Libération dans un camp d'internement à Zwartberg, il est sanctionné en 1945 par la Députation permanente du Limbourg pour avoir été membre du VNV - le Vlaams Nationaal Verbond - le parti nationaliste flamand qui collabora politiquement avec l'occupant nazi. Déchu de ses droits civiques et politiques, il sera réhabilité en 1950.

D'après l'historien Bruno De Wever, interrogé par la VRT, on ne peut pas encore parler véritablement de collaboration. "En tant que bourgmestre, il était certes en contact avec l'occupant, mais il ne s'agit pas forcément d'une collaboration de type politique. Il y a une zone blanche, une zone noire, mais aussi une zone grise dans la collaboration".

Laurette Onkelinx réagit
De son côté, Laurette Onkelinx a réagi face à ces accusations: "Toutes les histoires de famille contiennent leur lot de secrets. Une vie éteinte depuis des dizaines d'années révèle parfois de bonnes ou de mauvaises surprises. Je ne sais pas si ce qu'on raconte sur mon grand-père paternel est vrai ou pas. En tout cas, mon père le dément avec fougue. Ce que je sais, quelle que soit la vérité, c'est que cela ne change en rien mes convictions et mes valeurs", peut-on lire dans Le Soir.

"La collaboration avec l'ennemi est inexcusable et j'ai une admiration sans borne pour celles et ceux qui ont résisté. Et il y en a aussi dans ma famille qui ont eu ce courage. À toutes celles et ceux qui trouvent des excuses à la collaboration pour justifier les choix de leurs ascendants, je leur dis ceci: nous sommes bien sur les héritiers d'une histoire mais nous sommes surtout ce que nous décidons d'être. Nos valeurs, nos combats, sont ceux que nous choisissons. C'est ça aussi la liberté: choisir son camp en toute indépendance. Moi, j'ai choisi le mien: celui de la démocratie, de la tolérance, de l'ouverture aux autres et de la justice sociale" ajoute-t-elle encore.

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