Plein écran
Sam Van Campenhout. © LinkedIn

Le manager belge du Sheraton à Alger détenu depuis début décembre en Algérie

Sam Van Campenhout, manager de l'hôtel Sheraton à Alger depuis 2017, a été privé de liberté début décembre. Il est toujours en détention actuellement et est poursuivi par le Tribunal criminel algérien. Les faits que la justice algérienne lui reproche, la divulgation d'informations secrètes, peuvent être considérés comme graves.

Les autorités algériennes estiment que Sam Van Campenhout a enfreint la loi au moment où il a divulgué, dans un courriel à son responsable de la sécurité de sa société, et basé à Dubai, des informations relatives à la sécurité et jugées secrètes.

Ces informations visaient à prévenir le responsable de la sécurité des dernières mesures en vue d'une visite dans plusieurs hôtels en Algérie, selon des arguments avancés par la défense dont Belga a pu prendre connaissance. Ce courriel n'aurait eu qu'un seul et unique destinataire et il n'y aurait pas eu d'autres transferts de ce courriel.
Des sources proches du dossier ont par ailleurs souligné à l'agence Belga que ces informations "ne sont absolument pas secrètes puisqu'elles étaient accessibles dans la presse algérienne". 

Le sort de ce ressortissant belge dépend du tribunal criminel alors que sa défense plaide pour requalifier les faits, notamment dû au fait qu'elle estime que ces informations présentes dans le courriel étaient disponibles pour le public, et ainsi passer devant le tribunal correctionnel.

Ses deux demandes de libération refusées

Depuis qu'il est en détention, Sam Van Campenhout a été auditionné à deux reprises. Deux demandes de libération ont été formulées, dont une sous caution. Les deux demandes ont été refusées par le juge.
En détention depuis début décembre, Sam Van Campenhout, formé à l'ICHEC à Bruxelles, devrait encore rester en prison au moins les quatre prochains mois, le temps que la procédure se poursuive. 

S'il passe devant le tribunal correctionnel, la peine pourrait aller de 6 mois à 3 ans. Si le juge d'instruction maintient son intention qu'il soit jugé par le tribunal criminel, la peine risque bien d'être bien plus lourde.