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Les avocats de Mehdi Nemmouche, Me Sebastien Courtoy (g) et Henri Laquay (d). © belga

Le moment de vérité pour la défense de Nemmouche

C'est le moment de vérité ce jeudi pour la défense de Mehdi Nemmouche. Elle va tenter de convaincre le jury de la cour d'assises de Bruxelles que celui-ci n'est pas le tueur du Musée juif. Les avocats sont attendus au tournant, après avoir fait miroiter depuis le début du procès une démonstration implacable de l'innocence de leur client. Six heures de plaidoiries ont été annoncées. Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer sont accusés devant la cour d'assises de Bruxelles d'être auteur et coauteur de l'attentat commis au Musée juif de Belgique le 24 mai 2014, qui avait coûté la vie à quatre personnes.

Le jury aura droit ces jeudi et vendredi à la version des faits de la défense, à commencer par celle de Mehdi Nemmouche jeudi, puis celle de Nacer Bendrer vendredi, après six jours de plaidoiries de la partie civile et de réquisitoire du ministère public.

La défense dénonce une enquête partiale
Les avocats de Mehdi Nemmouche tout d'abord exposeront leurs arguments dès 9h00 ce jeudi et pour environ six heures. Ceux-ci ont à plusieurs reprises dénoncé une enquête partiale, viciée, voire truquée, dont leur client serait la victime, un homme innocent piégé par le véritable coupable.

A coups d'effets d'annonce, la défense de Mehdi Nemmouche a promis des réponses à toutes les questions et à tous les arguments de ses adversaires. A l'instar de leur client qui intimait à la présidente d'être "patiente" pour pouvoir obtenir réponse à ses questions, les avocats ont annoncé qu'ils feraient toute la lumière en temps voulu, au moment de leur plaidoirie.

Toutefois, ceux-ci ont déjà énoncé quelques-uns de leurs arguments lors de la lecture de leur acte de défense, au début du procès. La partie civile et les procureurs ont expliqué ces précédents jours en quoi ces arguments ne tenaient pas la route selon eux.

Faire tomber le "mur de vingt-trois grosses briques"
Les conseils de Mehdi Nemmouche, Mes Sébastien Courtoy, Henri Laquay et Virginie Taelman, auront la tâche lourde: faire tomber le "mur de vingt-trois grosses briques" dressé par l'accusation, soit le nombre d'éléments contre Mehdi Nemmouche que les procureurs ont relevés.

Ce dernier et Nacer Bendrer, deux Français âgés de 33 et 30 ans, sont accusés devant la cour d'assises de Bruxelles d'être auteur et co-auteur de l'attaque terroriste commise le 24 mai 2014 au Musée juif de Belgique, situé rue des Minimes à Bruxelles.

L'attentat avait coûté la vie à quatre personnes: Emanuel et Miriam Riva, un couple de touristes israéliens, Dominique Sabrier et Alexandre Strens, deux membres du personnel du musée.

Mehdi Nemmouche avait été arrêté six jours après les faits, le 30 mai 2014, à la gare routière de Marseille. Il était en possession de munitions et d'armes - une kalachnikov et un revolver - qui ont servi lors de l'attaque au Musée juif.

Nemmouche nie toujours être le tireur
Selon l'enquête, il est celui qui a fait feu sur les quatre victimes à l'intérieur du musée, l'homme visible sur les images de caméras de vidéosurveillance dans et autour du musée lors de l'attaque, et qui avaient fait l'objet d'un avis de recherche largement diffusé.

Mehdi Nemmouche ne conteste pas avoir possédé les armes du crime, mais il nie être le tireur.

Quant à Nacer Bendrer, arrêté le 9 décembre 2014 à Marseille, il est soupçonné d'avoir fourni les armes à Mehdi Nemmouche.

Ce délinquant notoire a admis que Mehdi Nemmouche lui avait demandé de lui fournir une kalachnikov mais il nie lui avoir remis une telle arme en mains.

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