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Photo d'illustration © photo_news

Le mouvement de grève très largement suivi à Charleroi

UpdateLe mouvement de grève déclenché par le front commun FGTB-CSC est très largement suivi depuis les premières heures dans la région de Charleroi, indique-t-on de source syndicale. On n'y note aucun incident.

La teneur du mouvement avait été modifiée quant à sa forme en raison des menaces d'attentat terroriste. "Comme convenu", indique Vincent Pestieau, secrétaire régional FGTB, "il n'y a pas eu de barrage installé le long des routes ou sur les voiries des zonings".

Les transports en commun des TEC sont à l'arrêt complet depuis les premières heures.

Caterpillar Gosselies à l'arrêt
Des piquets ont été mis en place devant une série d'entreprises importantes de la région, qui sont à l'arrêt, comme Aperam à Châtelet, Caterpillar à Gosselies ou l'entreprise de travail adapté Entra, à Heppignies.

Les administrations (Onem, Forem) ont également cessé le travail, tout comme les secteurs de l'administration communale, précise encore le responsable syndical, pour qui la grève, suivie dans le respect des consignes de sécurité, n'a suscité aucun incident.

L'action prévue à Namur reportée

L'action prévue lundi dans le cadre de la grève intersectorielle en province de Namur est reportée à début décembre, "probablement la semaine du 7 au 12", a annoncé lundi matin Luc Giltay, secrétaire général adjoint de la FGTB Namur. Les grands rassemblements publics, prévus devant l'UCM et sur le parvis des Finances, ont été annulés à la suite des attentats de Paris. Les bus roulent quant à eux normalement lundi dans toute la province, a indiqué Nora Sli, porte-parole des TEC Namur-Luxembourg.

Quelques piquets de grève ont lieu devant de grandes entreprises, comme Kraft-Mondelez à Temploux, "vu que cela demande des contacts et une organisation des services", tandis que les travailleurs du secteur de la construction ne se rendent pas sur chantier.

"Actions de sensibilisation"
"Nous voulions mener des actions qui ne perturberaient pas la population, mais qui étaient plutôt de sensibilisation, d'explication et de rappel de nos messages. La police ne nous a pas demandé de reporter les actions. Mais nous avons estimé, en tant qu'organisation responsable, qu'il valait mieux annuler ces rassemblements publics qui demandent une certaine mobilisation de la police lorsque les forces de l'ordre ont une pression maximale", a expliqué Luc Giltay.

Une réunion a lieu lundi à 17h00 entre les différents responsables syndicaux de la province en vue d'une réévaluation et de la réorganisation de l'action début décembre.

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