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Le mouvement environnemental présente 11 mesures pour le climat

Le "mouvement environnemental", qui regroupe Inter-Environnement Wallonie (IEW), le WWF, Greenpeace, Natagora, le Bond Beter Leefmilieu et Natuurpunt, a présenté mardi à Namur 11 propositions pour répondre aux enjeux climatiques et environnementaux lors de la prochaine législature.

Les mesures ont été élaborées par des experts des différents organismes qui composent ce mouvement. Les partis politiques ont également été impliqués et consultés.

Le rapport invite à promouvoir la rénovation massive et en profondeur du bâti. Il prône une réduction sensible de la consommation énergétique globale qui y est liée en faisant notamment converger les politiques du logement, de l'énergie et de l'aménagement du territoire.

Sortir des énergies carbonées et encourager les renouvelables devraient également être des priorités. Les associations demandent de planifier progressivement la sortie du mazout et du gaz, débloquer l'éolien terrestre, prévoir 4GW d'éolien en mer, ou encore de rétablir la confiance dans le photovoltaïque.

Elles implorent aussi de s'attaquer aux voitures de société, de modifier la taxe de mise en circulation et de renoncer à tout accroissement du réseau routier. L'introduction d'une TVA sur les billets d'avions, la taxation du kérosène, ou encore la création de 1.000 hectares de réserves naturelles par an font également partie des propositions.

Toutes les mesures sont détaillées sur le site internet d'IEW.

Loi climat et révision de la Constitution
"Notre objectif affiché est d'influencer concrètement le programme des prochaines majorités", a expliqué Céline Tellier, secrétaire général d'IEW. "Nous voulons recentrer le débat sur ces propositions qui auront un réel effet levier en matière de climat, de biodiversité et de santé."

Le collectif a également rappelé que l'ambition à l'échelle européenne doit être de réduire d'au minimum 55% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. De même, il faudrait tendre à une décarbonisation complète de notre société bien avant 2050.

"Et pour cela, en Belgique, il faut en priorité que la Constitution soit révisée et que la loi Climat soit adoptée", a souligné Philippe Funcken, directeur général de Natagora. "Or, mardi, le MR et d'autres ont semblé traîner les pieds à la Chambre et il va certainement falloir attendre les élections. Cependant, nous sommes optimistes car il y a une réelle demande citoyenne et les solutions concrètes sont maintenant sur la table", a-t-il conclu.