Herman Goossens
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Herman Goossens © VTM NIEUWS

Le nombre de nouvelles hospitalisations repart à la hausse: faut-il s’en inquiéter?

Les chiffres continuent d’évoluer favorablement en Belgique. Mais une légère augmentation du nombre de nouvelles hospitalisations a été constatée ces derniers jours. Est-ce inquiétant? Le microbiologiste Herman Goossens donne son point de vue au micro de VTM Nieuws.

43, 50, 58 et 71 : ces derniers jours, le nombre de patients atteints du coronavirus admis dans les hôpitaux a été revu à la hausse. “Nous observons en effet une légère augmentation pour le troisième jour consécutif. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions. Nous ne constatons cependant plus de diminution, mais une stagnation ou une augmentation, ce qui est un peu inquiétant”. La bonne nouvelle est que ce nombre reste en dessous de la barre symbolique de 100. “71 admissions à l’hôpital, c’est finalement un nombre très faible”, relativise Herman Goossens. Les experts aimeraient tout de même que ce chiffre se stabilise en dessous de 50.

L’assouplissement des mesures de confinement et l’effet supposé de la fête des Mères ont-ils joué un rôle? Depuis le 10 mai, il est notamment permis de voir quatre personnes. “Nous devrons attendre encore quelques jours pour observer l’impact de l’ouverture des magasins et de l’élargissement de la “bulle” familiale. À partir d’aujourd’hui et de demain, nous pouvons commencer à mesurer cela. Il y aura peut-être une hausse, mais je ne m’attends pas à ce qu’une deuxième vague arrive. La sous-estimation est cependant le meilleur ami de ce virus “, poursuit le microbiologiste.

Concernant la décision du Conseil national de sécurité (CNS) d’autoriser les Belges à rejoindre leur seconde résidence, Herman Goossens n’y voit pas d’inconvénient. “Cette décision ne me pose pas de problème en soi, mais les gens doivent respecter les mesures. Restez dans votre bulle familiale, gardez vos distances et ne vous promenez pas inutilement dans les magasins. Si les mesures sont suivies correctement, les effets sur les chiffres seront minimes. Si les choses deviennent incontrôlables, il faudra faire machine arrière”, prévient-il fermement.