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Le parti Islam sous influence iranienne, "une erreur stratégique"

Le parti Islam, dont les deux élus bruxellois sont conviés ce week-end à Téhéran, commet une erreur stratégique en affichant sa connivence avec l'Iran et la communauté chiite, a indiqué vendredi Corinne Torrekens, spécialiste de l'Islam au centre de recherche METICES de l'Université Libre de Bruxelles.

"Le leader du parti, Redouane Ahrouch, a toujours caché son appartenance à la communauté chiite. Aujourd'hui, il l'admet, mais son discours reste cacophonique", explique-t-elle.

En acceptant l'invitation à Téhéran de l'organisation chiite internationale Ahl ul-Baytde, "le parti se tire une balle dans le pied. Il s'éloigne des préoccupations réelles des musulmans de Belgique, dont l'écrasante majorité est issue de la communauté sunnite", poursuit Corinne Torrekens. "Le parti commet ici une erreur stratégique dans ses ambitions électorales pour 2014."

Sur la question d'un éventuel financement du parti par l'Iran, l'auteur de l'ouvrage "l'Islam en Belgique", assure que la comptabilité des partis politiques belges se doit d'être transparente.

Vendredi, le quotidien Le Soir révélait que les deux élus du parti musulman Islam - l'un à Molenbeek et l'autre à Anderlecht - avaient reçu les félicitations officielles de l'organisation mondiale chiite Ahl ul-Bayt, basée à Téhéran. Selon le quotidien, ils devraient se rendre ce week-end en Iran, en compagnie d'autres élus musulmans originaires d'Allemagne et de Grande-Bretagne.

Le parti Islam a remporté plus de 5.000 voix au scrutin communal du 14 octobre, à Anderlecht, Molenbeek et Bruxelles.

  1. Vingt-cinq ans de prison requis à l'encontre de Christian Van Eyken et sa compagne
    Mise à jour

    Vingt-cin­q ans de prison requis à l'encontre de Christian Van Eyken et sa compagne

    L’avocate générale Laure Wynants a requis, jeudi vers 14h30, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, des peines de 25 ans de prison à l’encontre de Christian Van Eyken et de Sylvia B. Elle a considéré qu’il existait un faisceau d’indices graves, précis et concordants qui doivent conduire les juges à déclarer ce couple coupable d’avoir assassiné Marc Dellea, le premier mari de Sylvia B., le 8 juillet 2014 à Laeken.