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Le verre sera-t-il bientôt banni des boîtes de nuit? © getty

Le patron d'Exki veut interdire le verre en discothèque après l'agression de son fils

Frédéric Rouvez, co-fondateur et CEO de la chaîne de restauration Exki, a porté plainte pour dénoncer l'agression dans la nuit du 24 au 25 décembre, dans la discothèque des Jeux d'hiver à Bruxelles, de son fils d'à peine 18 ans. Il a été défiguré après avoir reçu un verre en plein visage, selon une information divulguée jeudi par le quotidien La Dernière Heure (DH) et confirmée vendredi par le Parquet de Bruxelles et une porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles. L'enquête est en cours pour retrouver l'auteur de l'agression.

Les faits se sont déroulés entre 04h00 et 05h00 du matin. Le fils de Frédéric Rouvez s'était interposé alors qu'un jeune homme s'en prenait violemment à une cliente. C'est un tiers qui est alors venu le frapper avec son verre. Défiguré, il a été transporté à l'hôpital et a été recousu en plusieurs endroits.

Des gobelets en carton à la place du verre
Frédéric Rouvez s'est dit surpris par le fait que les urgentistes étaient régulièrement confrontés à des cas similaires. Il a décidé de mener campagne pour faire remplacer les verres par des gobelets en carton dans les boîtes de nuit. Plus qu'aux seuls tenanciers d'établissements, il en appelle aux bourgmestres qui sont compétents en la matière, d'après son investigation du sujet, pour faire interdire les verres et les bouteilles dans les discothèques. "Ce sont les urgentistes qui m'ont donné envie de mener cette campagne, car ils m'ont dit que ça arrivait toutes les semaines", explique Frédéric Rouvez. "Des témoignages me parviennent de partout, de gens qui ont dans leurs connaissances une personne touchée par cette problématique : un jeune avec la moitié du visage paralysé, des actes de violence similaires mais aussi des gens qui tombent sur du verre brisé, une jeune de l'entourage de ma fille qui a un doigt complètement insensibilisé... Un ami qui a une boîte de nuit à Ibiza m'a expliqué que depuis très longtemps les verres sont interdits, donc l'argument du standing ne tient pas. C'est seulement une question de volonté. Les organisateurs de festivals savent très bien pourquoi ils utilisent des gobelets consignés. (...) C'est un acte politique très simple à poser et il serait largement bénéfique en conséquence."