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Le personnel de Thomas Cook Belgique partagé entre inquiétude et espoir

Au siège du tour-opérateur Thomas Cook Belgique, à Zwijnaarde, près de Gand, on se dit lundi partagé entre inquiétude et espoir d'une solution rapide. Un prochain conseil d'entreprise est attendu à 15h00.

"Il règne ici une atmosphère étrange. Il y a de l'inquiétude, de la consternation, mais aussi de l'espoir. Lors d'un premier conseil d'entreprise, la direction a indiqué que plusieurs pistes se trouvaient sur la table et qu'elle cherchait une solution. Nous espérons qu'il y en aura une qui pourra éventuellement être présentée lors d'un deuxième, ou qu'il y aura davantage d'informations", indique Els De Coster, du syndicat libéral.

Un nouveau conseil d'entreprise est attendu à 15h00. Une session d'information est ensuite prévue pour le personnel présent. 

“Thomas Cook Belgique est rentable”

"Nous espérons avoir des réponses. On ne peut pas rester dans l'attente. Il faut des scénarios clairs", poursuit Patrick Van Holderbeke de l'ACV, pendant flamand de la CSC. 

"Thomas Cook Belgique est rentable. Il n'y a pas de problème. Il y a encore des branches au sein du groupe international qui fonctionnent, il y a également des plateformes de réservation qui n'ont jamais posé problème. Nous examinons donc les possibilités de faire travailler ces sections ensemble", ajoute Els De Coster. 

Les syndicats ne sont cependant pas aveugles au sujet des possibles conséquences en Belgique de la faillite de Thomas Cook au Royaume-Uni. "Dans un groupe international, tout est imbriqué. Nous savons qu'il y a des liens avec Thomas Cook Grande-Bretagne. Nous voulons aujourd'hui savoir quel est l'impact de la faillite sur la branche belge", conclut la syndicaliste. 

"J'espère qu'un moyen d'avancer sera trouvé mais cela risque d'être difficile. Il existe des liens étroits avec le Royaume-Uni", embraye Katrien Degryse, secrétaire du BBTK (SETCa).