Conner Rousseau
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Conner Rousseau © BELGA

Le président du sp.a veut passer au contenu à travers un "blind date" politique

Le président du sp.a, Conner Rousseau, a appelé mardi les autres partis à jouer cartes sur table et à travailler désormais sur le contenu des politiques à mener.

"Je vois seulement que rien n'avance", a expliqué M. Rousseau interrogé sur le plateau de Ter Zake. "On peut partir de la composition ou du contenu. J'ai l'impression que l'on a essayé les deux mais que l'un contrecarre toujours l'autre avant qu'on arrive à la fin".

Le socialiste flamand propose de passer par une forme de "blind date". "Si l'on met sur la table des propositions de manière anonyme et qu'on les confronte, viendra un moment où il y aura un texte auquel on répondra par oui ou non. Oui, nous voulons avancer avec ce pays ou, non, et alors chacun devra oser regarder les électeurs dans les yeux", a-t-il expliqué.

Le sp.a réclame toujours un tournant social après la politique menée par le gouvernement précédent. "Faire encore des économies dans les soins de santé pendant cinq ans ne résoudra pas le problème de la dépression et du burn-out, économiser encore dans le transport public ne résoudra pas le problème des bouchons", a souligné M. Rousseau.

Le président du sp.a demeure prudent sur la composition de la prochaine coalition. La "Vivaldi" pourrait revenir sur la table après l'échec d'une tentative de concilier le PS et la N-VA. Pourtant, à entendre M. Rousseau, c'est loin d'être une évidence. "Qui est Vivaldi? Si c'est pour partir vers le centre gauche, vous me trouverez toujours. Mais Vivaldi a plusieurs saisons et interprétations suivant les interlocuteurs", a-t-il fait remarquer.

Quant à la "violette-jaune" (socialistes, libéraux, CD&V, N-VA), elle n'est pas "raide morte", selon lui. "Nothing is impossible. En peu de temps, j'ai appris qu'en politique, beaucoup de choses pouvaient se passer. Mais si des partis ne veulent pas, ils ne veulent pas".

Le sp.a n'envisage pas d'élections à court terme. "Nous devons nous en sortir. Il n'y pas de majorité pour des nouvelles élections et elles ne sont pas la solution. Je pense que l'on a besoin maintenant d'une période d'apaisement, des deux côtés de la frontière linguistique", a ajouté M. Rousseau.