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Le Qatar a livré des armes belges aux rebelles libyens

Le Qatar, un des pays arabes engagés militairement dans l'opération de l'Otan qui a conduit au renversement du régime du colonel Mouammar Kadhafi - et in fine à la mort du dirigeant libyen -, a livré des armes belges à la rébellion de Benghazi (est), rapportent cette semaine l'hebdomadaire 'Le Vif' et le site d'information indépendant Apache.

Cette éventuelle livraison s'est faite sans l'autorisation de la Belgique, a toutefois souligné le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.
Il s'agissait de fusils d'assaut de type FAL (fusil automatique léger) de la Fabrique nationale (FN) de Herstal, datant des années 1960-1970.
 
Ils "correspondent aux armes vendues par la Belgique au Qatar, dont elles équipent les forces armées", écrivent ces deux médias, sous la signature de Damien Spleeters, qui cite "de très nombreux témoignages".
 
Aucune précision n'est fournie sur les quantités d'armes qui auraient ainsi été livrées, mais un officier anonyme de l'armée libyenne de libération cité par l'auteur évoque "des caisses de FN FAL" arrivées en provenance du Qatar à partir d'avril à l'aéroport de Benghazi, le foyer de la rébellion.
 
En mars 2011, un mois après le début de l'insurrection contre le régime du colonel Kadhafi, le Qatar avait été premier pays arabe à participer à l'opération aérienne "Unified Protector" de l'Otan, suivi par les Emirats arabes unis, puis à reconnaître le Conseil national de transition (CNT, l'organe politique représentant l'ex-rébellion désormais au pouvoir) comme représentant légitime du peuple libyen.
 
Le chef d'état-major qatari, le général Hamad ben Ali al-Attiya, avait reconnu à la fin de l'intervention que des centaines de ses soldats avaient participé aux opérations militaires aux côtés des rebelles en Libye.
 
"Des centaines de soldats du Qatar étaient présents dans toutes les régions, ils assuraient les opérations d'entraînement et les transmissions" et "la liaison entre les rebelles et l'Otan", avait-il dit, sans toutefois évoquer explicitement des livraisons d'armes.
 
Si ces FAL ont bien été livrés par le Qatar, celui-ci a soit décidé de réexporter ces armes sans en informer la Belgique, soit demandé l'autorisation de la Belgique. Mais les autorités belges compétentes rejettent toutefois cette dernière possibilité, note 'Le Vif' dans son édition de vendredi.
 
Interrogé jeudi après-midi au Sénat par la sénatrice Nele Lijnen (Open Vld) sur ces livraisons par le Qatar, M. Reynders (MR), a affirmé que: "dans les circonstances actuelles, il est impossible de rechercher spécifiquement les armes d'origine belge" circulant en Libye.
 
Mais le ministre a assuré qu'une éventuelle livraison par le Qatar s'est faite "sans l'autorisation" de la Belgique. Il a ajouté qu'il demanderait à son département d'obtenir davantage de détails.

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