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Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF. © Photo News

Le salaire du patron de la RTBF ne pourra plus dépasser les 245.000 euros

Mise à jourLe gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté jeudi en première lecture un projet d’arrêté relatif à la rémunération des gestionnaires publics de la RTBF. Le montant annuel global ne pourra plus être supérieur à 245.000 euros hors indexation, a annoncé l’exécutif francophone à l’issue du conseil des ministres.

L’arrêté ne concerne pas uniquement l’administrateur-général, mais aussi les directrices et directeurs généraux, a précisé la ministre des Médias, Bénédicte Linard (Ecolo).

Le plafond de rémunération inclut le traitement, la valorisation de l’ancienneté, les primes et pécules et, le cas échéant, les rémunérations variables. Les remboursements de frais exposés, les primes d’assurance responsabilité civile, défense en justice et couverture santé ainsi que les indemnités pour frais de séjour ou déplacement. Par ailleurs, aucune indemnité de départ autre que celle prévue par la législation sur les contrats de travail ne pourra être octroyée. Enfin, la rémunération des gestionnaires publics devra être publiée dans le rapport annuel d’activités.

Un tiers de salaire en moins

Le renouvellement du mandat de l’administateur-général est attendu pour le 18 février. Si Jean-Paul Philippot rempile, il verra sa rémunération diminuée d’un tiers, a calculé la ministre.

En décembre dernier, la presse avait révélé que l’administrateur-général avait touché en 2018 un salaire de 375.000 euros, soit 50.000 euros de plus que le montant déclaré dans le rapport annuel de la RTBF.

La ministre Linard a demandé à la Cour des Comptes, au service d’audit interne, ainsi qu’au réviseur d’entreprise de la RTBF d’élaborer un rapport sur les raisons de ces différences entre le salaire annoncé et le salaire perçu par l’administrateur général.

Le gouvernement a reçu l’ensemble des ces rapports mercredi soir, à l’exception de la Cour des comptes qui ne s’est pas estimée compétente. “Nous nous donnons quelques jours pour les analyser”, a précisé Mme Linard.

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Bénédicte Linard, ministre en charge des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles (Ecolo). © BELGA