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Des policiers patrouillent dans les allées de Tomorrowland. © belga

Le “screening” des festivaliers est toujours permis, mais inutile

Passer au crible les festivaliers est toujours permis par la loi, mais la méthode n'amène que peu de résultats, avance le Comité P. Les incidents ne sont pas moins fréquents après une consultation poussée des bases de données, rapporte De Tijd, mercredi.

En 2017, la police avait refusé l'accès au festival Tomorrowland à plusieurs visiteurs, après quoi la Commission vie privée avait été saisie à de nombreuses reprises. Début 2018, l'ancien ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) avait alors émis une circulaire avec des règles pour les contrôles préventifs. Il avait annoncé qu'il n'y aurait plus de screenings de visiteurs, mais que les fouilles seraient plus poussées à l'entrée des festivals.

Il ressort aujourd'hui d'un nouveau rapport du Comité P, la police des polices, que ces contrôles préventifs sont toujours autorisés. L'annonce de Jan Jambon n'avait pas été suivie d'une interdiction de la pratique.

Le Comité P s'interroge sur l'utilité de ces contrôles. Après avoir examiné les incidents à Tomorrowland, l'instance conclut qu'il n'y a pas eu davantage de problèmes en 2018 qu'en 2017, lorsque les festivaliers étaient passés au crible au préalable. Screener les festivaliers ne réduit pas le nombre de policiers nécessaires lors des grands événements musicaux, un argument qui avait été avancé il y a deux ans.