Plein écran
Elke Roex.

Le sp.a siffle les partis flamands de la majorité en Région bruxelloise

Les partis flamands de la majorité bruxelloise (Open Vld, CD&V, et Groen! ) n'ont apparemment pas le moindre problème à importer le conflit communautaire fédéral au sujet du dossier de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, a affirmé vendredi le chef du groupe sp.a au parlement bruxellois Elke Roex, réagissant au propos tenus en début de matinée par la ministre bruxelloise du CD&V, Brigite Grouwels.
 
Au cours de l'émission "Matin première" de la RTBF-radio, celle-ci a affirmé que l'activation d'une nouvelle procédure en conflit d'intérêts sur ce dossier au départ de la Région bruxelloise ne devrait pas déboucher sur une crise au sein du gouvernement Picqué.
 
Même si une telle démarche risque d'être adoptée sans l'aval des députés néerlandophones, elle ne devrait pas plonger le gouvernement bruxellois dans la crise, car la procédure serait déclenchée "dans le but de trouver une meilleure solution", a notamment dit la ministre.
 
"Les francophones disposent à eux seuls de la majorité des trois quarts du parlement requise pour intenter une action en conflit d'intérêts. La seule possibilité de l'éviter, pour les néerlandophones bruxellois, est d'intervenir au niveau du gouvernement bruxellois composé de manière paritaire", a rappelé la députée socialiste flamande.
 
Elke Roex s'est par ailleurs indignée du refus de la présidente du parlement bruxellois Françoise Dupuis (PS) de l'autoriser à poser une question d'actualité en séance plénière, vendredi, au sujet de la prise de position de Brigitte Grouwels, arguant du fait qu'il ne s'agit pas d'un fait nouveau.
 
"C'est manifestement inexact, mais aussi en contradiction avec le règlement de l'assemblée bruxelloise. Ce blocage du débat parlementaire est un signal supplémentaire de l'intention de la majorité bruxelloise d'intenter une procédure en conflit d'intérêts contre la scission de BHV", a-t-elle dit.
 
Par la voix de sa figure de proue au parlement régional, le sp.a bruxellois a enfin déploré ce qu'il considère comme une polarisation des deux communautés linguistiques dans la capitale.
 
"Des collègues sont pris à partie lorsqu'ils s'expriment dans les deux langues (la députées francophones du sp.a Sophie Brouhon s'exprime ainsi régulièrement, NDLR). La présidente du parlement Françoise Dupuis (PS) refuse de se rendre dans un hôpital néerlandophone pour fêter Saint-Nicolas avec des enfants", a encore commenté Elke Roex. (belga)