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Le Vlaams Belang fait son grand retour: ses scores dans le passé

Les premiers résultats pour les élections fédérales et flamandes montrent une percée spectaculaire du Vlaams Belang. Si cette tendance se confirme, il s’agirait d’un nouveau “dimanche noir”, comme son président Tom Van Grieken le souhaitait. La défaite cuisante que le parti d’extrême-droite avait subie en 2014 est complètement oubliée. 

De 1978 à 2004, le parti d’extrême-droite a connu une ascension lente mais irrésistible jusqu’à recueillir 24 % des votes aux élections du Parlement flamand du 13 juin 2004, devenant ainsi le deuxième parti flamand, derrière le cartel CD&V/N-VA (démocrates chrétiens + nationalistes). A  l’époque, le Vlaams Belang (alors encore le “Vlaams Blok”) devient le plus grand groupe politique du Parlement flamand. Après le 13 juin 2004, le parti commence une véritable descente aux enfers. Condamné pour incitation au racisme, le parti change officiellement de nom le 15 novembre 2004 et renaît sous le nom de Vlaams Belang.

Cinq ans plus tard, en 2009, lors des élections européennes et flamandes, le Vlaams Belang reste bloqué à un peu plus de 15%, soit une perte de 7 à 8% par rapport aux précédentes élections flamandes et européennes. A certains endroits, le parti perd la moitié de ses électeurs et la défaite est cinglante à Anvers. C’est la première lourde défaite électorale de son histoire. “Le début de la fin”, disaient certains observateurs. Les élections fédérales de 2010 semblent confirmer cette tendance, avec une perte importante du VB.

Lors des élections communales à Anvers du 14 octobre 2012, le Vlaams Belang chute de 33,51 % à 10,18 %, soit un recul historique de plus de 23 points. Le coup de grâce intervient lors des élections législatives de 2014, où la N-VA fait un raz-de-marée en Flandre. Filip De Winter est poussé vers la sortie et Tom Van Grieken reprend le flambeau. Ce dernier change le discours du parti et le rend plus fréquentable. Une tactique qui porte ses fruits aujourd’hui. La N-VA, elle, semble payer sa participation au gouvernement fédéral. 

Le Vlaams Belang obtiendra-t-il à nouveau 25% des voix ou plus comme en 2004 lors de sa victoire historique? Ce n’est pas sûr. Même si ce n’est pas le cas, la victoire du Vlaams Belang serait retentissante au niveau des chiffres.

Le Vlaams Belang “veut prendre ses responsabilités”, a déclaré le président du parti d’extreême droite, Tom Van Grieken, dimanche, lors de son discours de victoire.

Les scores du Vlaams Belang/ Vlaams Blok depuis le “dimanche noir”

Fédéral 1991:

Vlaams Blok: 11%

Flandre 1995:

Vlaams Blok: 13%

Flandre 1999:

Vlaams Blok: 15%

Flandre 2004:

Vlaams Blok: 24,15%
CD&V/NVA: 26%

Anvers 2006:

Vlaams Belang: 33,5%

Flandre 2009:

Vlaams Belang: 15%

Flandre 2014:

Vlaams Belang: 5%