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Karim, le patron du café “Plaza” menace de passer à la concurrence. © EDLL

Les cafés se plaignent du blocus d’AB InBev: “Si je n’ai rien vendredi, j’irai chez Cristal”

En raison d’un mouvement de grève, la production de trois brasseries d’AB InBev est aujourd’hui au point mort. Le personnel a été renvoyé chez lui, pour cause de chômage technique. Au café “Plaza”, à Louvain, aucune bière n’a été livrée ce matin. Le patron du café, Karim, envisage de mettre fin à sa collaboration avec AB InBev. La direction invite maintenant les syndicats à une ultime réunion le vendredi 6 décembre.

Le blocus des militants syndicaux des brasseries AB InBev à Louvain, Jupille et Hoegaarden se poursuit. La raison de ce blocus est l’échec de la discussion sur la convention collective avec le géant de la bière. Les syndicats exigent plus de garanties concernant les revenus et la sécurité de l’emploi pour leur personnel. AB InBev, en revanche, reste sur l’accord de 2011, selon lequel, en cas de réduction de l’emploi, trois ans de salaire sont versés aux travailleurs concernés.

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Blocus chez AB InBev © EDLL

Déverrouillage

La situation empêche les matières premières d’être livrées et aucune bière ne sort des brasseries. La production est maintenant complètement arrêtée et les employés ne peuvent pas travailler. “AB InBev regrette profondément que les actions syndicales de certains aient un impact considérable sur ses employés. L’employeur invite donc les syndicats à se réunir le vendredi 6 décembre pour une ultime consultation avec un ordre du jour clair”, déclare le brasseur de bière. L’objectif est de débloquer l’accès aux brasseries. 

“Nous ne lèverons pas ces blocages tant que la direction ne se mettra pas à la table des négociations avec une meilleure proposition sur la sécurité d’emploi et les garanties de revenus. Nous avons perdu toute confiance en la direction. Nous avons déjà parlé trois fois sans qu’une meilleure proposition ne soit mise sur la table”, déclare le secrétaire syndical Kris Croonenborghs (FGTB).

Selon le brasseur, l’offre est encore suffisante sur le marché, tant dans l’industrie hôtelière que dans les supermarchés. Un avis qui n’est pas partagé par Karim, du café “Plaza”, qui doit déjà trouver une solution. “Mon réservoir est vide. Demain, ils doivent livrer des barils à la place des fûts, mais j’ai investi beaucoup dans les fûts que j’avais commandés. Ils doivent faire leur travail. Si je n’ai pas de bières avant lundi, alors ma coopération avec InBev s’arrêtera et je passerai à Cristal (en tant qu’”entreprise libre”, Karim a un accord avec InBev qu’il peut annuler). C’est aussi simple que ça. Je cherche des solutions pour mettre la main sur de la bière depuis 9h ce matin. J’en ai fini avec ça. C’est comme ça qu’ils ont perdu le Plaza”, répond Karim. 

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