Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé.
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Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé. © Wannes Nimmegeers

Les deux arrêtés royaux contestés par les soins de santé sont gelés

Les syndicats du personnel soignant ont jugé positivement les résultats de la réunion qu'ils ont eue mercredi matin avec les ministres de la Santé, de l'Emploi et du Budget. Le gouvernement s'est engagé à geler les deux arrêtés royaux litigieux en attendant le "kern élargi" aux dix partis de samedi et à fournir un agenda précis de concertation sociale en vue de revaloriser le métier d'infirmier, ont indiqué la CNE et le SETCa. Dans ces conditions, les préavis de grève pourraient être levés samedi.

Les syndicats ont déposé des préavis pour couvrir des actions dès le 1er juin dans les hôpitaux, les maisons de repos ou encore les services de soins à domicile. Les syndicats contestent deux arrêtés de pouvoirs spéciaux pris le 11 avril dans le cadre des réunions rassemblant le gouvernement et les 10 partis qui soutiennent les pouvoirs spéciaux. Le premier organise la possibilité de réquisitionner du personnel soignant. Le second ouvre, selon certaines conditions, à du personnel non infirmer des actes infirmiers.

Publiés le 4 mai, ces deux textes ont suscité la grogne de travailleurs en première ligne de la pandémie depuis la mi-mars. Ils l'ont exprimée spectaculairement samedi en tournant le dos à la Première ministre, Sophie Wilmès, venue rendre visite à l'Hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. En lieu et place de ces arrêtés, les syndicats plaident pour un plan d'actions qui soit concerté. Ils rappellent notamment les nombreux volontaires qui se sont manifestés via les plateformes mises en place par les Régions.

“Le message est passé et, maintenant, tournons la page”

Les syndicats demandent également une revalorisation du métier infirmier, que ce soit en termes salariaux et de conditions de travail. Un calendrier de discussion sera transmis aux syndicats.

"C'est dommage que l'on ait dû en arriver à déposer des préavis pour être entendus et entamer une concertation. Mais le message est passé et, maintenant, tournons la page. Disons chiche, on va obtenir une revalorisation. Si on se rend compte qu'il n'y a pas de budget et qu'on nous sort des bouts de ficelles, nous reprendrons notre liberté", a expliqué le secrétaire national non-marchand de la CNE, Yves Hellendorff.
"Il y a une réelle volonté de la part du gouvernement. Nous devons voir maintenant si tous les partis sont prêts à soutenir un vrai plan. J'attends un calendrier de discussion précis et les réponses qui seront données samedi, comment l'on garantit le choix des gens et le soutien au personnel", a souligné la secrétaire fédérale SETCa, Nathalie Lionnet.

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