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Les explosifs découverts à Anderlecht appartenaient à un ancien militaire russe

Mise à jourLe parquet de Bruxelles a déclaré, jeudi matin, que les explosifs découverts à Anderlecht appartenaient à un ancien militaire russe, décédé en 2011. L’homme, G.A., né en 1965, était connu pour port d’armes et décrit comme dans un état psychologique instable.

“Il ressort de plusieurs éléments d’enquête que le sac contenant une série d’explosifs, des couteaux et des coups de poing américains, appartenait à un homme, G.A., un ex-militaire russe, né en 1965 et décédé au cours de l’année 2011", a déclaré Denis Goeman, porte-parole du parquet de Bruxelles.

“En effet, il ressort de l’audition de l’ancien propriétaire du bâtiment que G.A. était connu pour possession de couteaux dans le courant des années 2000, qu’il était dans un état psychologique instable, enclin à la paranoïa”, a poursuivi le porte-parole.

“De plus, la cache a été retrouvée dans la première marche de l’escalier qui menait au palier où se situait l’appartement de l’intéressé. Enfin, une empreinte digitale de G.A. a été retrouvée sur la partie interne du scotch formant un étui pour l’un des couteaux retrouvés dans la cache”, a affirmé Denis Goeman.

Aucun lien avec des dossiers terroristes

“Ce dossier n’est donc, en aucun cas, en lien avec les événements festifs qui se sont déroulés ce week-end à Bruxelles ou encore avec les dossiers terroristes que la Belgique a connu ces dernières années. Dans la mesure où G.A. est décédé en 2011, le parquet de Bruxelles clôturera le dossier après réception des derniers devoirs d’enquête”, a conclu le porte-parole.

Samedi dernier, vers 19h30, un sac contenant des explosifs, dissimulé sous un escalier, a été trouvé dans une habitation à Anderlecht. Le parquet de Bruxelles a pu préciser jeudi qu’il s’agissait d’explosifs artisanaux fabriqués avec des clous mais aussi de trente détonateurs.

La découverte a eu lieu alors que se tenait à Bruxelles le départ du Tour de France et que des milliers de personnes étaient rassemblées dans la capitale pour l’occasion.

La piste d’une ancienne planque de la filière terroriste responsable des attentats de Paris et de Bruxelles avait alors été évoquée.