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Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) © Photo News

Les informateurs au Palais royal depuis 15h30: leur audience s'éternise

Mise à jourLes informateurs Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) sont depuis 15h30 au Palais royal pour rendre leurs conclusions au Roi. En début de soirée, il n’y avait toujours aucun signe que leur audience était en passe de se terminer. Six semaines après leur désignation, la situation politique ressemble toujours à une impasse. Que décidera le chef de l'État? La question demeure entière.

Les présidents du MR et CD&V devaient dans la deuxième partie de leur mission clarifier les positions des uns et des autres après l'ouverture qu'a semblé faire aux socialistes leur homologue de la N-VA, Bart De Wever, lors de la réception de Nouvel an de son parti. De nombreuses réunions ont eu lieu entre le PS et la N-VA sous la houlette des informateurs mais elles n'ont pas permis de rapprochement. 

Le président des socialistes francophones, Paul Magnette, l'a martelé lundi matin: il ne sert à rien de poursuivre cet exercice, le PS n'est pas là pour mener une politique de droite et satisfaire aux revendications institutionnelles des nationalistes. De son côté, M. De Wever a accusé le PS de vouloir un gouvernement fédéral dont il était le patron.

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© BELGA

Les conditions d’Ecolo et du CD&V

Deux options sont toujours sur la table: soit la coalition "Vivaldi", associant les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V, soit une autre formule associant la N-VA et d'autres partis. Or, pour le PS, il n'y a pas d'alliance possible avec les nationalistes et, pour les écologistes, il n'est pas question de s'asseoir à la même table que la N-VA. Alors que, pour le CD&V, il ne peut y avoir de coalition qui n'ait pas de majorité en Flandre. En d'autres termes, il faut y inclure la N-VA.

Les conclusions des informateurs s'orientent-elles donc vers un constat d'échec? M. Bouchez n'a pas caché son souhait de proposer au Roi une solution qui permette de sortir du stade de l'information et de passer à la formation ou éventuellement à la préformation d'un gouvernement. Rien ne permet d'indiquer jusqu'à présent qu'il y arrivera.

De Wever seul en piste?

M. Magnette a écarté lundi l'idée d'une mission qu'il remplirait en duo avec M. De Wever. Il est donc possible que M. De Wever reçoive seul une mission. De quelle nature? Trois missions d'information ont déjà eu lieu (MM. Reynders et Vande Lanotte, M. Magnette et MM. Bouchez et Coens) ainsi qu'une mission infructueuse de préformation (MM. Demotte et Bourgeois). Désigner un nouvel informateur démontrerait à quel point la situation est bloquée.

Une entrée en piste de M. De Wever ne fait pas plaisir à tout le monde. La présidente de Groen, Meyrem Almaci, a déjà jugé que ce serait une "perte de temps". Et en coulisses, certains redoutent que le président des nationalistes tentent surtout de constituer un front flamand dans les négociations. 

Mais Bart De Wever n’est pas la seule option, évidemment. Le nom de Patrick Dewael (Open VLD), président de la Chambre des représentants, circule beaucoup actuellement. Mais on évoque aussi Herman Van Rompuy (CD&V) dont le parti-clé détermine aussi le rythme des négociations, vu qu’il refuse de négocier un gouvernement sans la N-VA. Mais l’ancien Premier ministre, dont la sagesse politique et le sens du compromis ont souvent été soulignés, avait glissé, il y a plusieurs mois, qu'il ne reviendrait pas en démineur. Réponse à 15h30.

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Patrick Dewael , Open Vld © Photo News
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Herman Van Rompuy. © Henk Deleu