Les patrons veulent revoir le statut des délégués syndicaux et des travailleurs protégés

Alors que les élections sociales approchent à grands pas, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) demande de revoir le statut des travailleurs protégés dans les entreprises, comme les délégués syndicaux, écrivent jeudi L'Echo et De Tijd. Elles jugent ce statut disproportionné.

Manifestation des syndicats à Bruxelles (ABVV-FGTB, ACV-CSC et ACLVB-CGSLB, archives, Bruxelles, octobre 2018)
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Manifestation des syndicats à Bruxelles (ABVV-FGTB, ACV-CSC et ACLVB-CGSLB, archives, Bruxelles, octobre 2018) © BELGA

La critique des patrons se concentre sur trois points. D'abord, le montant de l'indemnité, qui peut aller jusqu'à 8 ans de salaire, empêche souvent l'employeur de licencier un travailleur protégé pour un motif qui n'entre pas dans le cadre de son mandat, dit la FEB. Certains travailleurs se considèrent dès lors comme intouchables.

Candidat non élu

Ensuite, le statut du candidat non élu lors des élections sociales pose question, car il est protégé aussi longtemps qu'un élu, soit pendant 4 ans. Trop longtemps, jugent les patrons, qui dénoncent certaines candidatures "opportunistes".

Protection rétroactive

Enfin, la "période occulte", pendant laquelle l'identité des candidats aux élections est cachée, est problématique, selon la FEB. Les candidats sont protégés rétroactivement, ce qui revient à geler tout licenciement pendant 107 jours. Certaines entreprises seraient véritablement paralysées pendant cette période.

La FEB voudrait régler ces écueils au niveau interprofessionnel. Si cela s'avère impossible, la fédération demande au prochain gouvernement de se saisir du dossier.

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