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Les policiers ne se sentent plus respectés

De nombreux agents de police ont le sentiment de ne pas être respectés par la population pour le travail qu'ils font. Ce qui rend souvent ce métier peu attractif aux yeux des jeunes, affirme vendredi le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS) en réaction à un article du Tijd à propos de manquements supposés dans le recrutement au sein de la police. Cette conclusion se retrouve dans un audit externe commandé par le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA).

Carlo Medo, président du SNPS, y voit un problème de société plus large. "La police fait l'objet de nombreuses critiques. Ce n'est pas toujours évident à supporter quand on est jeune. Cela a à voir avec la façon dont la société envisage l'autorité aujourd'hui. La police est de plus en plus souvent considérée comme le souffre-douleur de la société. La violence envers les agents est aussi en augmentation. J'entends de la part de nombreuses personnes sur le terrain qu'elles ne se sentent plus respectées. Dans ces conditions, il est difficile de convaincre les jeunes d'opter pour cette profession".

Apprécier la police à sa juste valeur
"C'est un sentiment qu'on peut parvenir à inverser mais alors toute la société va devoir y travailler", poursuit-il. "Nous devons à nouveau apprécier notre police à sa juste valeur. La police contribue au fait que la société reste vivable et sécurisée, c'est un job qui relève du social. Cette vision devrait pouvoir inspirer les jeunes".

Puiser dans le bon vivier
Carlo Medo insiste sur le fait qu'il n'y a rien à reprocher aux personnes en charge du recrutement. "On laisse entendre que les services de recrutement ne remplissent pas bien leur mission. Rien n'est moins vrai", estime M. Medo. "Je pense néanmoins qu'il faut s'assurer de puiser dans le bon vivier en matière de recrutement. C'est pourquoi j'estime qu'il est utile que le ministre lance ce débat".

Spécialistes RH
Selon le président du SNPS, il y a bien un manque de personnel dans les services de soutien, telle que la cellule de recrutement, car on a surtout investi dans les services opérationnels ces dernières années. C'est notamment une des conséquences de la menace terroriste. "On est occupé à opérer une courbe rentrante à cet égard mais ce serait bien qu'on puisse par exemple engager aussi des spécialistes en ressources humaines ou des psychologues pour les services de recrutement".

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