Les syndicats dénoncent le manque d’égalité entre hommes et femmes au sein de la société Prayon à Engis

Sur 810 travailleurs, seuls 120 sont des femmes, à l’entreprise Prayon, leader dans le secteur des phosphates. En minorité, leurs conditions de travail sont de bien moindre qualité par rapport à leurs homologues masculins. Une situation que les délégations syndicales fustigent. Elles interpelleront la direction à ce propos, ce  vendredi, soit deux jours avant la journée internationale des femmes.

L'entreprise Prayon, à Engis, n'engage que 120 femmes.
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L'entreprise Prayon, à Engis, n'engage que 120 femmes. © Belga

À l’approche de la journée internationale des droits des femmes, les délégations CSC-CNE de la société Prayon à Engis interpelleront, ce vendredi 6 mars, la direction à propos des différences de traitement dans l’entreprise. En effet, les ouvrières se plaignent du manque, voire, pour le service de production, de l’absence de vestiaires, de toilettes pour femmes ou encore de douches. Par ailleurs, la délégation CSC constate que les ouvrières n’accèdent pas à certaines fonctions, notamment les postes en régime de pauses.

“C’est totalement inacceptable ! Les ouvrières doivent venir en tenue de travail et repartir le soir avec des tenues souillées parfois de produits potentiellement corrosifs. Cette situation va à l’encontre de tout principe de prévention ! “, s’exclame Jacques Oliveri, délégué principal CSC. “Les conséquences de ces discriminations sont de divers ordres. Outre le bien-être, il y a l’aspect financier. En effet, les primes de pauses sont particulièrement avantageuses. Si des femmes sont candidates pour ce type de poste, il faut leur permettre d’y accéder au même titre que les hommes.”

Moins de 15% de femmes

Cette différence de traitement se traduit par une proportion d’ouvrières très faible dans l’entreprise. Prayon occupe, à Engis, 810 travailleurs dont quelque 120 femmes (90 % d’employées et 10% d’ouvrières). “Or, dans certaines usines, notamment dans le secteur de la chimie, on constate qu’il y a une proportion bien plus importante d’ouvrières en production mais cela implique des infrastructures convenables afin d’accueillir au mieux le personnel féminin”, explique Salvador Alonso Merino, secrétaire permanent CSC-BIE.

Une situation qui s’est dégradée

Depuis cinq ans, la CSC constate que la situation s’est dégradée pour les ouvrières et que des actions immédiates doivent être entreprises. “On ne peut plus attendre, des mesures, même provisoires, doivent être prises immédiatement.”

Pour la CSC et la CNE, cette problématique est une priorité. Ce vendredi 6 mars, les délégations comptent bien se faire entendre. Elles rappelleront fermement à la direction l’urgence de la situation. Ensuite, les délégués informeront les travailleurs de l’usine des démarches entreprises. 

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