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Les syndicats préfèrent des salaires bruts plus élevés à des primes aux bénéfices

Plutôt que des primes bénéficiaires, les syndicats préconisent plutôt des salaires bruts plus élevés. "Cela donne de la sécurité et c'est également important pour vos droits dérivés tels que la pension ou l'assurance-maladie", explique Marc Leemans, le président de la CSC. Une position que rejoint également la FGTB, en réaction à l'annonce du ministre des Finances Alexander De Croo (Open Vld) selon laquelle 738 entreprises avaient octroyé une telle prime l'an dernier à leurs collaborateurs.

Le président de la CSC souligne les effets pervers des primes aux bénéfices. "Ces bonus ne font pas partie de la norme salariale mais sont tout de même pris en compte deux ans plus tard pour calculer la marge salariale", illustre-t-il. Selon le syndicat chrétien, la prime en question est le "fossoyeur" d'augmentation du salaire brut mais aussi de la sécurité sociale.

Pas de cotisations sociales payées sur les primes
"Les primes bénéficiaires, ça sonne bien. Mais, in fine, les travailleurs se sentiront floués", abonde-t-on du côté de la FGTB. "Les employeurs ne paient pas de cotisations patronales sur ces primes. A cause de cela, le financement de notre sécurité sociale est encore davantage sous pression", prévient le syndicat socialiste.

Les bonus ne sont pas comptabilisés pour le calcul du pécule de vacances ou pour la pension. Mais ces avantages sont par contre inclus dans le chiffrage de l'évolution des coûts salariaux et rognent de la sorte la future marge en la matière, explique ainsi Miranda Ulens, secrétaire générale de la FGTB.

Une possibilité réservée aux entreprises bénéficiaires
Il n'est donc pas exact de dire que ces primes viennent s'ajouter à la marge salariale, affirme-t-elle. "Et c'est un système qui se trouve entre les mains de la direction de l'entreprise, qui peut décider unilatéralement de l'appliquer. C'est enfin un système de récompense qui n'est réservé qu'aux entreprises bénéficiaires."

Le syndicat socialiste entend dès lors également privilégier plutôt une hausse des salaires bruts.

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