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Dominique Leroy, CEO de Proximus. © REUTERS

Les syndicats réclament la démission immédiate de Dominique Leroy: “Niveau confiance, c'est limite”

Une vingtaine de syndicalistes, en front commun (CSC Transcom, CGSP et SLFP), ont remis lundi matin à 09h00 une lettre ouverte réclamant la démission immédiate de la CEO de Proximus, Dominique Leroy. Le président du conseil d'administration de l'opérateur, Stefaan De Clerck, était attendu au bas du bâtiment mais c'est un représentant de la direction qui s'est présenté, confirmant qu'il remettrait le document à la personne concernée.

Les syndicats, qui seront reçus vers 10h00 par le président, demandent aussi la suspension et la révision du plan de transformation. 

"Nous demandons que le plan de transformation ait une dimension plus sociale. Nous éprouvons des difficultés à comprendre que Mme Leroy veuille conclure ce plan alors qu'elle part vers une concurrence potentielle. On parle tout de même de 1.900 emplois supprimés sans qu'elle ne soit là, après, pour l'implémenter. Niveau confiance, c'est limite", déplore Stéphane Daussaint de la CSC Transcom.

Dominique Leroy a annoncé jeudi son départ vers l'opérateur télécom néerlandais KPN. 

Aux yeux des syndicats, la rupture de confiance est totale et la patronne de l'entreprise semi-publique va aller renforcer un concurrent direct. Tous rappellent que l'opérateur néerlandais a déjà eu des vues sur Proximus dans le passé et que l'opération ne s'était finalement pas faite.

Les syndicats pointent aussi la vente suspecte d'actions de Mme Leroy le 1er août 2019, pour un peu plus de 285.000 euros. Le gendarme boursier, la FSMA, examine s'il n'est pas question d'un éventuel délit d'initié. Dominique Leroy a rétorqué dimanche après-midi que son départ de l'entreprise n'était "en aucun cas la raison de ma vente d'actions".