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Manifestation devant le Parlement wallon ce 9 octobre © BELGA

Les travailleurs de Mecar manifestent devant le parlement wallon

Quelque 200 travailleurs de l'entreprise d'armement Mecar, située à Seneffe, ont manifesté mercredi midi devant le Parlement de Wallonie où se tient la séance plénière de l'assemblée. Leur objectif: sensibiliser le monde politique à la situation du secteur au sud du pays et lui rappeler à quel point les licences d'exportation sont vitales à sa survie. Interpellé sur le sujet par la députée socialiste Sophie Pécriaux, le ministre-président wallon a assuré qu'il rencontrera le management de l'usine et les syndicats dans le courant de la semaine prochaine.

"Sans attribution des licences, Mecar, qui emploie encore plus de 300 travailleurs, fermera ses portes en janvier. Et l'attribution de ces licences, c'est la responsabilité du politique", avait auparavant affirmé Philippe Bertleff, secrétaire régional du SETCa Centre.

Le 1er octobre dernier, la direction de Mecar a déjà annoncé son intention de supprimer 29 emplois, conduisant au dépôt, en front commun syndical, d'un préavis de grève et d'action. "Si les licences ne sont pas octroyées, l'usine perdra 30 à 40% de son chiffre d'affaires dès l'an prochain ou, au mieux, l'année suivante", avait renchéri Gérald Scheepmans, permanent CNE. "C'est un vieux sujet et pourtant, rien n'a été anticipé, ni par l'entreprise, ni par le monde politique alors que les gouvernements se sont succédé", avait-il ajouté.

"Aujourd'hui, nous voulons voir où en est le dossier et nous voulons demander aux politiques s'ils sont conscients des conséquences de leurs décisions" en termes d'emplois, avait poursuivi le responsable du syndicat chrétien. "La Wallonie n'est qu'un nain de jardin dans le secteur de l'armement. Si les armes sont produites en France plutôt que chez nous, qu'est-ce que ça changera pour la population du Yemen? ", s'était-il enfin interrogé.

Interpellé au Parlement de Wallonie sur la situation de l'entreprise par la députée socialiste Sophie Pécriaux, le ministre-président wallon a assuré qu'il rencontrera la direction et les syndicats de Mecar "dans le courant de la semaine prochaine". "Il y a bien eu une demande de licence qui a été déposée par Mecar mais elle a été refusée par la commission d'avis", a expliqué Elio Di Rupo, sous les yeux d'une délégation de travailleurs qui assistaient à la séance plénière. "Le dossier est actuellement examiné par mon cabinet et j'espère pouvoir prendre attitude dans 2 ou 3 semaines", a-t-il ajouté.

"Il est encore trop tôt pour évoquer l'issue de cette analyse mais sachez que je comprends l'inquiétude des travailleurs", a conclu le ministre-président régional. Basée à Petit-Roeulx-lez-Nivelles (Seneffe), Mecar produit notamment des projectiles pour chars, des mortiers ainsi que des grenades. 

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