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Xena, le chiot blessé © Mine Dalemans

Licencié après avoir remis un certificat médical pour s’occuper de son... chien

Une entreprise limbourgeoise a licencié l’un de ses travailleurs, qui avait bénéficié d’un congé de maladie pour s’occuper de… son chiot convalescent. “Mon patron n’a montré aucune compréhension”, s’indigne le jeune homme qui a perdu son job. Son patron, lui, avance une version bien différente. A lire dans Het Laatste Nieuws.

B.H, un jeune homme de 20 ans, vit seul avec Xena, un braque de Weimar de huit mois, dans un appartement situé à Bree, dans le Limbourg. Il y a deux semaines, le mercredi 4 septembre pour être précis, son animal de compagnie échappe à sa vigilance et se fait percuter par une voiture.

“Elle a dû être recousue à plusieurs endroits, ses côtes étaient fêlées, ses poumons et son estomac étaient gorgés de sang et son muscle cardiaque avait été déplacé. Xena devait être opérée le jeudi matin seulement et je pouvais la récupérer l’après-midi”, explique le jeune homme, bouleversé. Sa mère appelle alors son employeur pour lui demander s’il peut rester à la maison jeudi et vendredi pour rester au chevet de son compagnon. Celui-ci accepte mais il doit prendre deux jours de congés.

“J’étais trop stressé”

A ce moment-là, l’absence de B.H. au boulot ne pose pas vraiment de souci. Jusqu’à ce que dimanche, il annonce à son boss qu’il ne pourra pas être présent lundi parce qu’il doit toujours s’occuper de son chien. Visiblement furax, son patron lui envoie trois émoticônes “doigt d’honneur” via Whatsapp. Il ajoute qu’il ne doit pas remettre un certificat médical parce qu’il “ne paiera pas son chien”.

Dans un état de stress, angoissé à l’idée de perdre son meilleur ami, le jeune homme se rend tout de même chez le médecin et lui explique sa situation. “Le stress dû au fait que mon chien pouvait succomber à ses blessures était tellement fort que je ne me sentais pas capable de travailler”, raconte le jeune employé. Compréhensif, le docteur lui accorde un certificat d’incapacité de travail d’une durée de deux semaines. Une fois le certificat remis, B.H. apprend qu’il est licencié. ”En aucun cas, je ne voudrais retourner au boulot. Je trouverai bien un meilleur job que celui-ci”, confie-t-il à Het Laatste Nieuws.

Contacté, l’employeur précise que son travailleur n’était dans l’entreprise que depuis un an et qu’il avait déjà été à trois reprises en congé de maladie, la dernière fois dix jours juste avant ses vacances pour son déménagement. Lire comme motif sur le certificat médical “maladie du chien” a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour le patron de l’entreprise basée à Houthalen...