Plein écran
Lorenzo Battistini a été condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa compagne. © belga

Lorenzo Battistini condamné à 30 ans de prison

La cour d'assises du Hainaut a prononcé, mercredi, une peine de 30 ans de réclusion criminelle contre Lorenzo Battistini, coupable d'avoir commis un meurtre la nuit du 24 au 25 février 2015 à Mons. Cette nuit-là, il avait porté au moins dix-huit coups de couteau à sa compagne, Geneviève Demeuldre. La cour n'a pas prononcé de mise à disposition du tribunal d'appication des peines.

Les juges n'ont retenu aucune circonstance atténuante en faveur de Lorenzo Battistini, mettant en exergue l'extrême gravité des faits, le caractère sordide de l'agression, la froideur et le détachement du tueur mais aussi le désarroi dans lequel il a plongé une gamine privée de sa maman puisque la victime avait une fille âgée de 7 ans au moment de sa mort. 

Le 24 février 2017, Geneviève Demeuldre espérait passer une soirée tranquille avec l'homme qui partageait sa vie depuis trois mois, Lorenzo Battistini. Lui buvait dans le parc de Messines à Mons avec ses copains. Elle lui a envoyé des SMS, a bu quelques bières et pris des antidépresseurs. Il est rentré vers 23h00 et s'est dirigée vers la chambre à coucher. Elle dormait, il l'a frappée dans le cou, le thorax et le ventre. Geneviève est morte dans sa chambre. Il l'a déshabillée pour l'humilier un peu plus, voulant ainsi, dit-il, manifester son dégoût pour celle qu'il avait appelé "ma pute du destin". 

Il a ensuite pris la carte bancaire de la victime, avec laquelle il est allé acheter des cigarettes. Vers 4h00, il s'est rendu aux urgences pour soigner son pouce blessé et s'est endormi dans l'appartement où il y avait du sang partout. Le 25, il a croisé deux amis et les emmenés chez la victime, leur montrant le corps et déclarant qu'il souhaitait s'en débarrasser. Choqués, les deux hommes se sont rendus à la police. Lorenzo a été interpellé dans l'après-midi.

Battistini, l'homme qui se prenait pour J. K. Rowling
Lors de l'enquête, il est passé aux aveux mais a fait des déclarations farfelues, déclarant qu'il était le véritable auteur d'Harry Potter et l'instigateur de Mons 2015, capitale européenne de la culture. Il a aussi déclaré qu'il avait failli signer au Milan AC et qu'il avait créé les logos de grandes marques mais que ses idées lui avaient été volées. 

Sa défense avait plaidé l'internement mais les juges ont estimé qu'il n'était pas atteint d'un trouble mental qui altère sa capacité de discernement, même si les experts en santé mentale avaient constaté des propos délirants dans son discours. 

  1. L’affaire Pauwels bouleversée par une histoire de cœur? “Le chef d’enquête a pollué ce dossier comme un cancer”

    L’affaire Pauwels boule­versée par une histoire de cœur? “Le chef d’enquête a pollué ce dossier comme un cancer”

    Me Frank Discepoli, avocat de Farid Hakimi, principal inculpé dans le cadre du dossier des home-jacking dans lequel est inculpé l'animateur Stéphane Pauwels, a demandé à la chambre des mises en accusation de la cour d'appel du Hainaut de prononcer l'irrecevabilité des poursuites, estimant que le chef d'enquête "a pollué ce dossier comme un cancer" en faisant des promesses à un autre inculpé. Il a été imité par d'autres avocats scandalisés par la tournure que prend ce dossier.