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Magnette: "On met trop de pression sur les élus d'origine étrangère"

VideoLe ministre-président wallon, Paul Magnette (PS), a préconisé dimanche "un vrai débat" au parlement fédéral sur la reconnaissance par la Belgique du génocide arménien de 1915, objet de tiraillements au sein de certains partis belges, comme l'a prouvé l'exclusion vendredi par le cdH de la députée bruxelloise d'origine turque Mahinur Özdemir.

"Il faut reconnaître ce génocide", y compris par la communauté internationale, a-t-il affirmé lors de l'émission L'invité de la chaîne de télévision RTL-TVi, rappelant une position constante du Parti socialiste, qui est à l'origine, dès 1998, d'une résolution parlementaire qui reconnaît le génocide arménien et demande au gouvernement turc de le reconnaître.

Emir Kir suivra la discipline de parti
M. Magnette a aussi assuré que le député fédéral PS Emir Kir - lui aussi d'origine turque et absent lors d'une minute de silence observée le 30 avril dernier à la Chambre pour commémorer le génocide arménien - "suivra la discipline de parti à l'avenir".

"Il devra signer et voter les résolutions qui se seront votées au parlement", a affirmé l'ex-président du PS devenu ministre-président wallon et bourgmestre de Charleroi.

Il a toutefois défendu les élus socialistes d'origine étrangère, comme le bourgmestre de Saint-Josse.

"Je trouve qu'il y a quelque chose de choquant dans le fait de mettre tellement la pression sur les élus d'origine étrangère. Ils sont élus belges, ils représentent les citoyens belges" et "défendent les citoyens belges quelles que soient leurs origines", a souligné M. Magnette.

Il a d'ailleurs placé M. Kir en deuxième position - sur quatre - dans une série de personnes à classer par ordre de préférence, juste derrière son homologue de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS, lui aussi).

M. Magnette a enfin dénoncé l'"interférence" de partis étrangers, dans une allusion à la lettre ouverte publiée par la représentation à Bruxelles du Parti pour la Justice et le Développement (AKP) du président turc Recep Tayyip Erdogan qui a apporté son soutien à Mme Özdemir après son exclusion du cdH pour avoir refusé de reconnaître l'existence du génocide arménien.

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