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David Clarinval. ministre fédéral du Budget. © BELGA

Mauvaises prévisions de la Commission: “C'est ce que nous pressentions"

Mise à jourLa Commission européenne a prédit jeudi un déficit public belge en forte augmentation dans les trois prochaines années, plongeant - à politique inchangée - à 1,7% cette année, 2,3% en 2020 et 2,6% en 2021. Ces mauvaises prévisions “correspondent à ce que nous connaissions ou pressentions”, a commenté jeudi le ministre du Budget du gouvernement en affaires courantes, David Clarinval.

Au printemps, alors que le gouvernement fédéral était déjà en affaires courantes depuis quatre mois, la Commission chiffrait encore ce déficit des finances publiques à 1,3% du produit intérieur brut (PIB), venant de 0,7% l’an dernier. En creusant son déficit, la Belgique fait ainsi figure de mauvaise élève de la classe européenne, alors que la moyenne dans la zone euro est relativement stable (0,7% en 2019, 0,8% l’an prochain et 1% en 2020).

Ces prévisions sont faites à politique inchangée, c’est-à-dire en partant du principe que la situation politique actuelle se prolonge. Si l’on considère les prévisions pour 2021, seules l’Italie (2,7%) et la Roumanie (6,1%) feraient moins bien. Pour cette année, ce sont la France (3,1%) et la Roumanie (3,6%) qui dépasseraient la barre des 3%.

La croissance belge, quant à elle, serait particulièrement stable mais également faible: 1,1% cette année, 1% en 2020 et de même en 2021. Ces trois dernières années, elle était de 1,5%, 2% et 1,5%.

Nouvel appel à la constitution d’un gouvernement

Il appelle une nouvelle fois à la constitution au plus vite d’un gouvernement de plein exercice pour endiguer l’aggravation de la situation.

“C’est en grande partie la résultante de l’augmentation mécanique des dépenses en matière de pensions et d’assurance maladie-invalidité, dans un contexte économique marqué par un ralentissement généralisé qui impacte également les finances publiques”, explique M. Clarinval (MR).

Il rappelle la réduction du déficit budgétaire sous la législature précédente. “Nous avions également veillé à apporter régulièrement des mesures correctrices dès que c’était nécessaire. Ceci n’est malheureusement plus possible dans un contexte d’affaires courantes.”

Allusion à l’amendement “blouses blanches”

D’ici à ce que la Belgique se dote d’un gouvernement de plein exercice, “il est primordial de ne pas aggraver la situation en se lançant dans des aventures budgétaires de dépenses nouvelles qui ne s’inscriraient pas dans un cadre global et responsable”, ajoute M. Clarinval, dans une allusion non voilée à l’amendement budgétaire “blouses blanches” que l’opposition a récemment imposée au gouvernement minoritaire.

L’opposition reproche au gouvernement de n’avoir pas suffisamment financé ses réformes. “Un certain nombre de réformes fiscales adoptées ces dernières années devraient peser lourdement sur les recettes”, indiquait de son côté la Commission.

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