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Menace de grève au sein de la police de la route: “Puni alors qu’il méritait des félicitations”

Plus d’un millier d’agents de la police de la route menacent de faire grève pendant plus d’un mois, écrivent mardi Het Laatste Nieuws, La Dernière Heure et De Morgen. La raison de leur mécontentement est la sanction infligée à l’un de leurs collègues pour avoir tiré un coup de semonce alors que lui et un autre agent étaient attaqués par un groupe de dix personnes. “Bravo. Puni alors qu’il méritait des félicitations”, déclare le syndicat de police.

Le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem (CD&V) devrait recevoir un préavis de grève mardi, ce qui permettra à 1.100 membres de la police de la route de mener des actions entre le 29 novembre et le 2 janvier. Le syndicat SLFP ne s’avance pas quant aux perturbations pour les usagers. “Les actions peuvent prendre différentes formes”, souligne son président Vincent Gilles.

Tirer vers le sol et non en l’air

Les agents veulent protester contre une procédure disciplinaire engagée à l’encontre de l’un de leurs collègues par un chef de la police fédérale. Cet agent avait, lors d’une intervention dans le Hainaut, tiré un coup de semonce en l’air “parce qu’ils s’approchaient de plus en plus”. Rétrospectivement, il a ajouté: “J’ai tiré un coup de semonce pour gagner quelques secondes et nous donner la chance de fuir vers notre véhicule et d’attendre des renforts dans des conditions sûres”.

Selon l’enquête, le coup était légitime car l’agent et son coéquipier étaient menacés par dix voleurs sur une aire d’autoroute mais un avertissement a néanmoins été ajouté au dossier du policier. Cette sanction a été justifiée par le fait que l’homme aurait dû tirer vers le sol et non en l’air. 

Une décision “ridicule”

“Ridicule”, répond le syndicat SLFP. “Le policier aurait dû tirer dans le sol mais ils étaient sur l’asphalte. Et si cette balle avait été tirée? Il devrait recevoir des félicitations, pas une punition. Lui et son collègue ont dû marcher ce jour-là pour sauver leur vie”.

Le policier a reçu un avertissement. “L’une des sanctions les plus légères”, poursuit Monsieur Gilles. “Mais elle est dans votre dossier personnel pour deux ans. Et si vous ne demandez pas à ce qu’on l’enlève, elle reste là. C’est une tache sur votre carrière”.

Le syndicat exige maintenant que les politiciens prennent des mesures pour les policiers qui sont déployés presque 24 heures sur 24 pour régler les problèmes dans les aires de stationnement des autoroutes. Le syndicat exige également que la DGA exprime publiquement sa solidarité avec les membres du personnel.  

L’organisation critiquée

Pour Vincent Gilles, le collègue attaqué avait peut-être besoin d’une assistance psychologique, avant d’une sanction disciplinaire. Il ajoute: “Quand il s’agit de violence contre les policiers, beaucoup d’entre nous croient que les criminels sont nos plus grands ennemis. Mais cela montre que parmi nos propres dirigeants, il y a des gens qui ne sont pas à l’aise avec l’organisation. Ils peuvent être encore plus dommageables pour la police que les criminels”.

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