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Né par FIV, il découvre à 36 ans que son père biologique n'est pas le mari de sa mère

Un Brugeois de 36 ans a entamé une procédure devant le tribunal civil de Bruges contre le médecin qui a inséminé sa mère quand il a découvert que son ADN ne correspondait pas à celui qu'il pensait être son père, mais bien à celui d'un donneur de sperme. Le dossier sera plaidé en 2021.

L'affaire a commencé lorsque le plaignant a découvert avoir un demi-frère, lequel est issu d'un donneur de sperme du même hôpital brugeois où il a été conçu. En 1982, ses parents s'étaient rendu dans cet hôpital afin que sa mère soit inséminée avec le sperme de son père. Et en 1983, elle avait accouché d'un fils dont ils pensaient être les deux parents biologiques.

Première en Belgique

"C'est la première fois en Belgique qu'une personne née d'une insémination artificielle porte plainte pour faire reconnaître une erreur mais aussi pour établir des responsabilités", explique Steph Raeymaekers de l'ASBL Donorkinderen. Le médecin montré du doigt estime qu'il n'est pas question d'erreur. "Nous contestons les faits, y compris d'un point de vue juridique", indique son avocat, Me Rudi Vermeiren. 

“Cocktails” de sperme

Il est en tout cas difficile d'expliquer comment une telle chose a pu se produire. Il peut s'agir d'une simple erreur mais l'avocat du plaignant estime que cela a pu tout autant se passer de manière intentionnelle. "A cette époque, il était courant de concocter des cocktails du sperme avec celui du mari et d'un donneur afin de favoriser les chances de succès", assure Me Philippe Strubbe.

À la demande des deux parties, les avocats ont obtenu de pouvoir remettre leurs conclusions fin 2020. L'affaire ne sera donc pas plaidée avant le premier semestre 2021. 

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