Un hôtel de Tenerife sans vacanciers, c'est un été sans soleil
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Un hôtel de Tenerife sans vacanciers, c'est un été sans soleil © Bart Leye

“Ne partez pas en vacances cet été et oubliez les grands festivals”

Ne faites pas trop de plans à moyen terme en décomptant les jours jusqu’à vos vacances de juillet-août, car le virologue Marc Van Ranst le dit sans détour: les voyages d’été sont compromis par la pandémie de coronavirus. “Personnellement, je ferais une pause”, conseille-t-il, tout comme il estime préférable de ne pas permettre les grands festivals annuels.

Booker ses vacances d’été pour se consoler? Mauvaise idée, à moins d’avoir une très bonne assurance voyages (qui couvre aussi le coronavirus, donc), glisse le virologue de l’université de Louvain Marc Van Ranst. “Imaginez bien que si le virus fait le tour de notre pays jusque mi ou fin mai, cela signifie qu’il ne sera pas encore circonscrit dans d’autres pays où il émerge seulement maintenant ou doit seulement se manifester”, prévient-il. 

“Restez en Belgique par précaution et soutenez l’horeca belge”

La conséquence de ces voyages? Que des Belges enfin tirés d’affaire et du lockdown en Belgique... se fassent contaminer à l’étranger en été et ramènent le virus chez nous à nouveau. “Je propose une pause pour les voyages internationaux. L’an dernier, je suis parti dans les Ardennes, c’était très agréable. Je choisirais cette année encore des vacances dans notre pays. Déjà, rien que pour soutenir notre horeca national. La mer est une option, à condition de ne pas être les uns sur les autres”. 

Brassage dangereux

Concernant les grands festivals comme Graspop (18-21 juin), Rock Werchter (2-5 juillet) et Tomorrowland (17-26 juillet), le virologue a de mauvaises nouvelles. Ces grands événements qui brassent beaucoup de monde devraient être tout bonnement annulés selon lui. Idem pour Glastonbury d’ailleurs (24-28 juin). Il s’agit du même raisonnement que pour les vacances d’été: “Laisser venir en Belgique des étrangers dont le pays est encore à la peine avec le coronavirus comporte un risque énorme de le réintroduire chez nous. De plus, je suis sûr que de nombreux artistes vont annuler leur participation et que les interdictions de voyager vont de toutes manières pleuvoir”. 

Niveau de contamination zéro

Pour les plus petits festivals par contre, Marc Van Ranst ne voit pas d’objection à les maintenir, “mais à condition que nous en soyons au nombre 0 de contaminations d'ici là”. Cela n’est pas encore certain, d’ailleurs: “On voit qu’en Chine, la fin de l’épidémie traînaille”. 

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