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La ministre flamande des Affaires intérieures Liesbeth Homans (N-VA). © photo_news

Nouveau conflit linguistique en périphérie bruxelloise

Communales 2018Selon la RTBF, les bourgmestres des six communes à facilités de la périphérie ont adressé un courrier à la ministre flamande des Affaires intérieures Liesbeth Homans (N-VA), lui demandant de revenir sur sa décision d'adresser les convocations électorales à tous les habitants de leurs communes en néerlandais, qu'ils soient néerlandophones ou francophones. Cette démarche se ferait via le gouverneur de la province de Brabant flamand. Pour les bourgmestres, ce procédé est contraire à un arrêt du Conseil d'Etat sur la langue des documents administratifs à envoyer à ces habitants. Interrogée mardi par l'agence Belga, la ministre a indiqué qu'elle ne comptait pas changer son fusil d'épaule.

D'après la RTBF, les bourgmestres des communes à facilités de Linkebeek, Crainhem, Wemmel, Wezembeek-Oppem, Drogenbos et Rhode-Saint-Genèse se sont réunis en urgence, mardi après-midi, à la maison communale de Wemmel.

Motif, selon le bourgmestre de Wezembeek-Oppem, Frédéric Petit, cité par la RTBF: ceux-ci s'inquiètent du contenu d'un courrier que leur a adressé le gouverneur du Brabant flamand au sujet d'une instruction que lui a donnée la ministre Homans d'envoyer les convocations électorales en néerlandais à tous les habitants des six communes à facilités.

Liesbeth Homans ne reviendra pas sur sa décision
Outre le fait que c'est en contradiction avec le récent arrêt du Conseil d'Etat qui autorise les habitants francophones à demander leurs documents en français, le fait que la ministre N-VA envisage de faire envoyer ces convocations électorales par le gouverneur du Brabant flamand est "contraire à la loi communale et aux prérogatives des bourgmestres", a ajouté Frédéric Petit, au nom des six bourgmestres.

Ceux-ci insistent pour que la ministre des Affaires intérieures revienne sur sa décision.

Mais telle n'est pas l'intention de celle-ci. Interrogée par Belga, Mme Homans a fait savoir qu'elle s'en tenait à sa décision "dans l'intérêt de la bonne organisation des élections". "Cela s'est également produit en 2012 et les communes en ont été prévenues à temps", a ajouté la ministre.

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