Nouveaux dérapages lors d'un cortège de mariage: "Ils se sentent inattaquables"

VideoDepuis quelques semaines, les simples coups de klaxon semblent démodés pour célébrer un mariage. Plusieurs cortèges ont dérapé comme à Genk le week-end dernier, rapporte Het Laatste Nieuws. "Nous n'acceptons plus cela", clame Zuhal Demir. La secrétaire d'Etat à l'Egalité des chances dénonce une "démonstration de  domination" d'un groupe "qui se sent inattaquable".

Circulation bloquée dans la rue commerçante, pneus qui crissent, nuages de fumée, tirs aux pistolets d'alarme... Voilà les ingrédients d'un cortège de mariage qui n'est pas passé inaperçu à Waterschei, près de Genk, samedi dernier. "Les clients ont sursauté quand ils ont entendu les coups de feu ", raconte un témoin à Het Laatste Nieuws.

La police a reçu plusieurs appels, mais n'a pu intervenir. Lorsqu'elle est arrivée sur place, les fauteurs de troubles avaient déjà quitté les lieux. "Nous ne pouvons tolérer cela (...) La police mènera une enquête sur la base des images vidéo et, si possible, identifiera les personnes impliquées", commente Wim Dries, bourgmestre de Genk. Des mesures préventives sont également à l'étude pour éviter de nouveaux incidents.

"Cela doit cesser"
Zuhal Demir, qui tire la liste N-VA à Genk, a appelé sur Facebook à "définir clairement les limites". "Nous ne pouvons accepter cela. Nous ne sommes plus dans la manifestation de joie, mais dans la démonstration de domination d'un groupe qui se sent inattaquable (...) Ces gens croient que les règles de  circulation et de la décence ne s'appliquent pas à eux. D'alarme ou pas, qui agite des pistolets en rue? (...) Cela doit cesser."

Le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts regrette un comportement "incroyablement égoïste et incroyablement stupide". "C'est incompréhensible que certains n'aient pas encore appris la leçon". Il assure que les problèmes rencontrés ces dernières semaines poussent la police à prêter davantage attention à ces actes d'incivilité.