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Olivier Maingain, président de DéFI. © Photo News

Olivier Maingain répond favorablement à l'invitation du PS à Bruxelles

Mise à jourLe président de DéFI, Olivier Maingain, a répondu favorablement à l’invitation de la présidente du PS bruxellois, Laurette Onkelinx, et du ministre-président, Rudi Vervoort, de participer aux négociations en vue de former la nouvelle majorité gouvernementale à Bruxelles.

“Nous avons répondu favorablement. Je me réjouis que nous puissions envisager une majorité stable sans la N-VA et sans le PTB”, a dit M. Maingain à son arrivée au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où il était attendu pour un échange avec le président du PS, Elio Di Rupo, dans le contexte des consultations en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour M. Maingain, l’exemple donné par les partis à Bruxelles peut être utile à l’avenir du pays. L’objectif principal de DéFI sera de permettre à la Région bruxelloise de soutenir l’activité économique, la création d’emplois et la formation professionnelle, dans la lignée du travail accompli sous la précédente législature par les ministres bruxellois DéFI Didier Gosuin et Cécile Jodogne.

 Bernard Clerfayt sera associé aux négociations

La transition écologique, l’instauration et le développement d’une mobilité durable et apaisée, la lutte contre la pauvreté et la réduction de la fracture sociale, la bonne gouvernance, la rationalisation des instruments publics ainsi que le renforcement des politiques de santé seront également au cœur des négociations bruxelloises pour DéFI.

Selon son président, DéFI sera “particulièrement attentif à renforcer la présence de la classe moyenne en Région bruxelloise pour qu’elle contribue, comme toutes les Bruxelloises et les Bruxellois, à la dynamique d’une région à la gestion efficace, exemplaire et moderne en rapport avec les enjeux d’une ville qui sera une référence sur le plan de la mobilité, des conditions de vie, de l’environnement, de la formation et de la qualification, et de la cohésion sociale”.

Olivier Maingain conduira la délégation de DéFI à la table des négociations “à laquelle Bernard Clerfayt, comme d’autres représentants du parti, sera associé”, a précisé DéFI.

“Une majorité à la FWB autant que possible le reflet des majorités régionales”

Il serait opportun que “la majorité à la Fédération Wallonie-Bruxelles soit, dans le mesure du possible, le reflet des majorités régionales”, a par ailleurs indiqué à l’agence BELGA le président de DéFI Olivier Maingain à son arrivée au parlement de la Fédération.

Pour Olivier Maingain, ce reflet des majorités régionales, qui verrait dès lors DéFI participer au gouvernement de la Fédération, constituerait un “solide appui aux institutions”.

DéFI, qui devrait entamer à la Région bruxelloise des négociations avec le PS et Ecolo, n’a pas décroché de siège au parlement de Wallonie. Crédité de trois sièges au parlement de la Fédération, il n’y est pas arithmétiquement indispensable.

L’objet des consultations est de voir s’il existe des convergences programmatiques.

Le PS entend installer des coalitions les plus progressistes possibles. Et le Bureau du parti n’est pas du tout enthousiaste à l’idée de s’associer au MR.

Di Rupo: “On prend en considération tout le monde”

Mais en Wallonie, il est impossible de former une majorité sans le MR à partir du moment où le cdH et le PTB ont fait le choix de l’opposition. Certains évoquent dès lors la possibilité d’un gouvernement minoritaire PS-Ecolo.

En Fédération, la situation est tout aussi difficile, l’apport éventuel de DéFi n’étant pas suffisant. C’est “numériquement” complexe, a admis le président du PS Elio Di Rupo, à son arrivée au parlement de la Fédération. “DéFI a trois sièges au parlement de la Fédération. On prend en considération tout le monde”. L’hypothèse d’un retour du MR n’est pour autant pas (encore) à l’ordre du jour. “On n’en est pas encore là”, a indiqué M. Di Rupo à BELGA.