Plein écran
Stéphane Moreau a conclu avec le Parquet général de Liège un projet de transaction pénale pour plusieurs dossiers judiciaires le concernant, et pourrait donc s’éviter un procès. © belga

Pas de procès pour Stéphane Moreau?

Le patron de Nethys Stéphane Moreau a conclu avec le Parquet général de Liège un projet de transaction pénale pour plusieurs dossiers judiciaires le concernant, écrit lundi le quotidien Le Soir sur son site internet. Le projet doit encore être homologué par la chambre du conseil. Le cas échéant, M. Moreau éviterait de devoir s'expliquer devant le tribunal correctionnel.

Selon lesoir.be, la transaction concernerait trois affaires, la méga-instruction Tecteo-Ogeo, la construction d'une centrale hydro-électrique au Nord-Kivu et la gestion de la Société de Logement du Plateau à Ans (affaire dite de la pergola).

Sans entrer dans le détail, le procureur général de Liège Christian De Valkeneer a confirmé au Soir l'engagement d'un "processus" qui reste conditionné à l'avis de la chambre du conseil.

Ni Stéphane Moreau ni son avocat n'ont réagi à l'information. Le montant du projet de transaction pénale est confidentiel.

Le PTB dénonce une justice de classes

Dans un communiqué, le PTB a appelé le ministre de la Justice Koen Geens à user de son droit d'injonction positive de manière à faire annuler ce projet de transaction pénale et ordonner au Parquet des poursuites dans ces dossiers. Le PTB a rappelé son opposition au dispositif légal de transaction pénale. "Ce système instaure une véritable justice de classes, où les plus riches peuvent payer pour s'éviter un procès. Nous voulons qu'il y ait un procès public et qu'il y ait des sanctions si Stéphane Moreau est reconnu coupable", a indiqué le chef de groupe à la Chambre Raoul Hedebouw cité dans le communiqué. "C'est d'autant plus choquant quand on sait que Stéphane Moreau va pouvoir payer cette transaction grâce à tout l'argent qu'il a accumulé ces dernières années à la tête des structures publiques qu'il dirige", a-t-il ajouté. 

  1. “Maëlle, ce n’était pas du harcèlement scolaire”, elle n’est pourtant pas la seule de l’école

    “Maëlle, ce n’était pas du harcèle­ment scolaire”, elle n’est pourtant pas la seule de l’école

    À la fin du mois de janvier, Maëlle (15 ans) a décidé de se donner la mort. Elle faisait l’objet d’un harcèlement de la part de plusieurs élèves du Centre Scolaire Saint-Joseph Notre-Dame à Jumet (Charleroi). Toute l’école a été particulièrement affectée par cet événement. L’enquête judiciaire est toujours en cours. Pour l’instant, le Parquet de Charleroi se refuse à tout commentaire.
  2. L'expérience sociale sur le coronavirus victime de détournements

    L'expérien­ce sociale sur le coronavi­rus victime de détourne­ments

    La vidéo de l’initiative citoyenne “Would You React?” consacrée au racisme anti-asiatique en lien avec le coronavirus Covid-19 et tournée dans le métro bruxellois fait l’objet de détournements sur les réseaux sociaux, alerte dimanche son auteur, Jonathan Lambinet. Suite aux milliers de vues d’une publication trompeuse, l’Agence France-Presse (AFP) y a même consacré vendredi un article de fact-checking, recadrant la caméra cachée qui met en scène des actrices à la base des -fausses- agressions.