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"Pas de sous-statut pour les réfugiés"

La Ligue des Familles "s'oppose fermement" à la proposition de la N-VA de ne verser les allocations familiales totalement qu'après un séjour légal d'au moins quatre ans en Belgique durant les 10 dernières années. "Une telle décision, qu'elle concerne les allocations familiales ou d'autres types, reviendrait en effet à créer un sous-statut pour les demandeurs d'asile -car c'est de cela qu'il s'agit ici-, ce qui ne peut être envisageable", affirme Delphine Chabert, sa secrétaire politique.

Selon la proposition de loi de la députée fédérale N-VA Sarah Smeyers, la totalité des allocations sociales serait octroyée après un séjour légal de quatre ans au moins en Belgique durant les 10 dernières années.

"Si les demandeurs ont reçu l'asile, ils ont alors les mêmes droits que les autres citoyens belges", rappelle Mme Chabert. "Soit ils décrochent un emploi et ils cotisent, et cela leur donne droit aux allocations familiales, soit ils peuvent prétendre à des allocations sociales via le CPAS et touchent alors des prestations familiales garanties, qui correspondent aux allocations familiales de ceux qui ne cotisent pas", explique la secrétaire politique de la Ligue des Familles.

Ces prestations représentent 0,6% du budget des allocations familiales. "Elles sont donc loin de mettre le système en danger", estime Mme Chabert, qui souligne que les allocations familiales sont un droit élémentaire de l'enfant et qu'elles constituent la manière la plus efficace de lutter contre la pauvreté infantile. Suivre la proposition de la N-VA reviendrait à "vraiment tout faire pour que les enfants des familles fragiles économiquement tombent ou restent dans la pauvreté", conclut-elle.

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