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Paul Magnette rejoint le Wall of Fame du Parlement de Wallonie

Certains ont leurs étoiles sur un boulevard de Los Angeles. D'autres, et c'est évidemment moins glamour, ont leur portrait dans une galerie du Parlement de Wallonie. C'est désormais le cas de Paul Magnette, ministre-président wallon de juillet 2014 à juillet 2017, dont le portrait en noir et blanc a officiellement été dévoilé ce mardi.

Dans cette galerie aux murs tapissés de photos de ses prédécesseurs, oeil rieur et cravate de rigueur, Paul Magnette a rejoint Jean-Maurice Dehousse, premier ministre-président wallon en 1981, André Damseaux, Melchior Wathelet, Guy Spitaels, Robert Collignon, Elio Di Rupo, Jean-Claude Van Cauwenberghe ou encore Rudy Demotte, ministre-président de juillet 2007 à juillet 2014, à qui il a succédé avant que le cdH ne débranche la prise l'été dernier, reléguant le PS dans l'opposition et renvoyant Paul Magnette dans sa ville de Charleroi.

Un rebondissement - une "trahison", ont maintes fois répété les socialistes - qui n'a pas empêché André Antoine, l'actuel président cdH du Parlement de Wallonie, de faire l'éloge, ce mardi, de l'ancien ministre-président socialiste. "Pour faire vivre la démocratie, il faut la pratiquer ardemment et honorer ceux qui l'animent", a-t-il ainsi souligné devant quelques élus régionaux, dont Willy Borsus (MR), qui a remplacé Paul Magnette aux commandes de la Région.

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"C'est quand on n'est plus rien au sein d'une instituti­on qu'on a son portrait"

Paul Magnette

"Peu importe les différences d'opinions. L'essentiel, c'est la défense de l'état de droit et la poursuite de l'intérêt général", a poursuivi André Antoine selon qui "Paul Magnette, un académique accompli, n'a jamais été pris en défaut de convictions". "C'est une alchimie difficile mais il a réussi un bel ouvrage et contribué à ce que la Région sorte la tête haute", notamment lors des négociations sur le Ceta, a encore déclaré le président du parlement.

"C'est quand on n'est plus rien au sein d'une institution qu'on a son portrait", a de son côté plaisanté Paul Magnette en saluant, plus sérieusement, "le formidable travail qu'on a accompli ensemble" durant les années qu'il a passées à Namur.