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Elio Di Rupo lors du meeting du 1er Mai du PS à La Louvière. © Photo News

Pour Elio Di Rupo, le PS est “la seule alternative”

Les élections du 26 mai mettront en jeu l'avenir du pays, a indiqué samedi le président du PS Elio D Rupo, présentant dans ce contexte sa formation politique comme "la seule alternative" alors que "deux modèles s'affronteront" desquels émergera le plus fort au décompte du nombre de députés.

"Ce qui va se jouer dans une semaine, c'est l'avenir de notre modèle social, de la solidarité, du monde ouvrier et de la classe moyenne, de notre pays", a lancé samedi Elio Di Rupo lors du meeting de clôture de la campagne de sa fédération Mons-Borinage. 

Le président du PS a opposé le projet politique de sa formation, qui vise à tirer chacun vers le haut, au modèle "MR-N-VA" de "l'appauvrissement" que pourrait remettre en scelle l'éparpillement des voix à gauche.  

Gauche “responsable” contre gauche au “balcon”

Samedi, M. Di Rupo a clairement fustigé la stratégie du PTB qu'il accuse de ne pas vouloir participer à des gouvernements. "Voter PTB, c'est remettre la N-VA au centre de gravité de notre pays", a-t-il lancé aux progressistes tentés de voter pour le parti d'extrême gauche. 

L'ancien Premier ministre a opposé la "gauche authentique et responsable", incarnée par le parti socialiste, à la gauche de la seule "indignation" au "balcon", que représente à ses yeux le PTB.
Le 26 mai, toutes les voix et tous les sièges au parlement compteront pour lutter contre le "modèle de l'appauvrissement", a conclu M. Di Rupo.

DéFI: “Après avoir laissé la N-VA affaiblir l’Etat, le MR est prêt à recommencer”

DéFI a reproché samedi au MR d’avoir contribué à affaiblir l’Etat, sans renoncer à ses propres valeurs démocratiques, mais en laissant faire la N-VA. Lors d’un dernier meeting de campagne organisée à Kanal (Bruxelles), les représentants de DéfI au gouvernement bruxellois ainsi que plusieurs têtes de listes de la formation amarante ont dressé le bilan du parti en Région-capitale, et démarqué leur formation par rapport à ses principaux adversaires.

A ce jeu, outre Bernard Clerfayt, tête de liste à la Région bruxelloise, plus concentré sur le programme propre de DéFi, François De Smet, tête de liste pour la Chambre, a été le plus incisif.

Ce qui différencie DéFI des autres partis

“Contrairement à celui du MR, notre libéralisme privilégie les droits et les libertés sur tout le reste, même sur le socio-économique, même sur les coalitions. Il n’y a rien de moins libéral que d’enfermer à nouveau des familles avec enfants ou de renvoyer des Soudanais vers un pays où ils risquent la torture... Je ne pense pas que les membres du MR se soient levés un matin en se disant que c’était une bonne idée de faire des visites domiciliaires ou de donner des visas humanitaires à la tête du client. Mais sur tant d’autres domaines, ils ont laissé la N-VA affaiblir l’État fédéral notamment par ces coupes inacceptables dans les services publics, dans la santé, et dans la justice, peut-être plus efficacement qu’une septième réforme de l’État”, a notamment dit M. De Smet.

A ses yeux, ce qui différencie DéFi du PS, c’est le rapport à la chose publique. “Il ne nous viendrait pas à l’idée de voter contre une levée d’immunité d’un parlementaires avec l’aide de la N-VA contre l’avis de la justice, ou de permettre des constructions aussi aberrantes que Publifin”.

Par rapport au cdH, la différence porte, selon lui sur la laïcité, “mais aussi sur une attitude: tel un habile caméléon survivant à tout, le cdH parvient toujours à prendre la couleur du parti trois fois plus fort du moment. Nous, nous n’envoyons pas en l’air trois gouvernements pour des questions d’alliance”.

Une campagne sans faire de vague

Sur la gouvernance, sur les droits humains, DéFi est objectivement proche d’Ecolo, a-t-il ajouté. “Mais la différence, c’est environ 476 pages de programme. Ecolo a rassemblé de larges engagements mais très peu de précisions, ce qui entretient le flou. Ecolo est pour le métro mais contre son extension; pour l’économie de marché libérale, surtout si elle n’est pas trop capitaliste, et ils ont quelques positions sur le vivre ensemble, mais il ne faut surtout pas le mettre en avant dans un programme électoral”.

De son côté, Didier Gosuin a insisté sur la marque de fabrique qu’il estime avoir contribué à donner à sa formation en termes de méthode. Celle-ci est fondée, selon lui, sur une vision le long terme, sur l’éthique, et sur une équipe composée de personnes choisies plus pour leurs compétences que pour leur attachement partisan.

Bernard Clerfayt a quant à lui souligné que DéFi entendait développer une vision globale du développement de la Région bruxelloise, articulée sur le développement durable et ses trois piliers, sans opposer ceux-ci: l’économique; le social et la création d’emplois, en incluant tout le monde; et l’environnement.

Dans son propos, la seule allusion à ses adversaires politique fut relative “aux couacs de campagne des dernières semaines” dont DéFI a selon lui été épargné: une vidéo du MR “avec une fake news sur la fausse taxe sur la viande”, celle de jeunes cdH qui, voulant protéger les animaux contre l’abandon, “met en scène, maladroitement, une jeune femme tenue en laisse”; ou encore “ce tract communautariste empreint de racolage identitaire” distribué par des candidats Ecolo.

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Benoit Cassart, Marc Loewenstein, Olivier Maingain et Didier Gosuin. © BELGA
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