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Dominique Leroy © REUTERS

Pourquoi Dominique Leroy quitte Proximus pour KPN: “Le salaire n’est pas le motif premier”

Vous l’avez sûrement lu, Dominique Leroy va quitter Proximus pour devenir CEO de KPN le 1er décembre prochain. Même si son salaire va être presque doublé, elle affirme que d’autres facteurs ont motivé sa décision. Dans un entretien accordé à Le Soir, Dominique Leroy nie également tout rapprochement à venir entre Proximus et KPN. 

Après le retour des rumeurs sur une possible fusion entre KPN et Proximus, redoutée par les syndicats de l'entreprise belge, leur future ex-CEO Dominique Leroy a souligné qu'"à aucun moment, (avec KPN), nous n'avons parlé de la possibilité de faire un rapprochement", peut-on lire vendredi dans l'Echo.

"La stratégie de KPN est clairement de focaliser sur la Hollande (les Pays-Bas, NDLR). Les challenges des entreprises télécoms sont beaucoup plus aujourd'hui sur le comment on peut avancer dans la modernisation des réseaux, l'arrivée de la 5G, la digitalisation... Réaliser cela sur son marché domestique, c'est déjà un fameux travail", précise Mme Leroy.

“C’est un ‘tout’ qui m’intéresse chez KPN et dans ce ‘tout’, il y a le salaire”

"On est tout de même dans un déploiement physique. Mettre de la fibre dans le sol. Mettre des antennes. Il y a peu de synergies. Il y a des synergies au niveau des achats, mais il ne faut pas fusionner pour pouvoir conclure des accords et acheter en commun", ajoute-t-elle.

La future ex-directrice générale a par ailleurs précisé, dans les pages du journal Le Soir, qu'elle ne rejoignait pas KPN uniquement pour des questions salariales. "Je vais chez KPN pour faire un autre job dans un domaine que je connais. Je vais pouvoir construire des choses sur base de ce que j'ai appris. C'est un 'tout' qui m'intéresse chez KPN et dans ce 'tout', il y a le salaire. Mais ce n'est pas le motif premier de mon départ.”

Le président du conseil d'administration de la société néerlandaise, Duco Sickinghe, a confié au Soir que "Dominique réunissait de loin les compétences recherchées. C'est d'abord sa personnalité qui a joué. Elle a prouvé qu'elle était un très bon leader dans des domaines très différents, touchant à la culture de l'entreprise, la cohérence des valeurs. Elle a montré aussi qu'elle savait parfaitement cadrer une organisation, imposer une rigidité permettant de savoir qui fait quoi et comment réaliser les objectifs.”