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"Privés d'indemnités"?: Stéphane Moreau et consorts n’ont pas quitté Nethys les mains vides

Si le nouveau trio à la tête de Nethys a décidé de virer sans indemnités Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, c'est parce qu'un élément important a été mis au jour, révèle La Libre dans son édition de samedi. Stéphane Moreau et d'autres top managers de Nethys ont, en réalité, déjà touché un solide magot, a appris le quotidien.

Le montant touché par le management du groupe industriel liégeois n’a pas pu être déterminé, mais plusieurs millions d'euros sont évoqués. En 2018, lorsqu'est entré en vigueur le décret gouvernance en Wallonie, une négociation avait été ouverte par certains cadres de Nethys, dont le salaire devait être plafonné. Ils menaçaient de partir et de réclamer des indemnités de rupture de contrat, ce qui aurait pu coûter cher à Nethys.

Un accord est finalement conclu (le dossier est piloté par le comité de rémunération, présidé par François Fornieri, NDLR). Certains managers, dont Stéphane Moreau, obtiennent une compensation financière pour la réduction de leur salaire, décidée juste avant l'entrée en vigueur du décret. Ces compensations sont versées en plusieurs fois et sous différentes formes: salaire, prime exceptionnelle d'assurance-groupe.

Plusieurs millions de compensations ont été intégralement payés au management. Une découverte qui explique la décision de licenciement immédiat, sans indemnité.

  1. Jean-Claude Marcourt dénonce une “dérive totale”:  “Stéphane Moreau pète tous les plafonds”

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    Jusqu'ici silencieux dans le dossier Nethys/Publifin, l'homme fort du PS liégeois, Jean-Claude Marcourt, prend la parole dans les colonnes de Sudpresse, vendredi. "On ne peut qu'être effaré devant des sommes pareilles, spécialement en ce qui concerne Stéphane Moreau. Il pète tous les plafonds!", s'offusque celui dont la responsabilité dans l'affaire a parfois été pointée du doigt.